VICTOIRE DE LULA AU BRÉSIL : Tirer les leçons de la première expérience pour avancer
/image%2F1449569%2F20221104%2Fob_afa14b_bresil-carte-1.jpg)
/image%2F1449569%2F20221104%2Fob_220fa2_rassemblement-communiste.jpg)
Par Roland Fodé Diagne
Après 580 jours de prison pour l’écarter de la présidentielle 2018, puis innocenté, Lula da Silva redevient président avec près de 2 millions de voix d’avance contre l'extrême droite fasciste Bolsonaro et l’impérialisme Yankee (50.8% contre 49.2%).
Les contradictions de la gauche anti-libérale
En octobre 2002 lors de sa première élection, nous écrivions que Lula allait devoir choisir entre la bourgeoisie et les travailleurs en interrogeant le fait que « le projet de Lula est un ‘’partenariat entre syndicats ouvriers, mouvements paysans et patrons’’, pacte social entre le capital et le travail qu’il a expérimenté dans la gestion municipale en utilisant ‘’la transparence et la démocratie participative’’ ».
Cette recherche du compromis historique entre capital et travail sans différenciation claire entre bourgeoisie souverainiste et compradore (servile à l’impérialisme) va se révéler être un facteur d’affaiblissement du pouvoir de la gauche (Parti des Travailleurs).
Le plus grand pays et le plus peuplé d’Amérique du sud – 8.515.759 km² et 212.777.038 habitants (2021) – est, en effet, tiraillé entre une bourgeoisie à l’ambition de conquérir son marché national à son profit et une autre prisonnière de la tradition coloniale de dépendance vis à vis de l’impérialisme étranger US.
Et du coup sous Lula 1er et Dilma Roussef, les luttes sociales revendicatives et les politiques contre la pauvreté vont être considérées par certains des patrons souverainistes comme un frein à leur profit les poussant ainsi à miser sur la corruption de certains secteurs dirigeants du PT.
Les paysans sans terre (MST) et la base des syndicats ouvriers vont de plus en plus s’éloigner puis combattre les politiques de compromissions avec un patronat toujours plus gourmand. Lula lui-même reconnaît cela après l’échec de l’élection de 1989 : « la vérité la plus dure est que ceux qui nous ont vaincus étaient les secteurs les moins favorisés de la société ».
C’est ainsi que Lula, puis Dilma Roussef et le PT vont perdre peu à peu les deux bases sociales du compromis social souverainiste qui les avaient portés au pouvoir.
Restant toutefois populaire, il aura fallu la cabale contre Dilma Roussef et l’emprisonnement de Lula pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2018 pour que le candidat de l’extrême droite fasciste, Bolsonaro, soit élu.
La démagogie souverainiste du pouvoir fasciste
Mais Bolsonaro est lui-même confronté à cette opposition entre les deux fractions du patronat brésilien.
A y regarder de plus près, sa politique économique libérale a consisté à défaire les politiques sociales contre la pauvreté de Lula/Dilma au profit d’une « classe moyenne » plutôt « white » et des patrons en cherchant à leur permettre l’exploitation de la forêt tropicale amazonienne qui est la plus grande du monde et qui couvre une superficie de 6.000.000 km2, dont 60% au Brésil.
POURSUIVRE LA LECTURE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
/http%3A%2F%2Fcercles.communistes.free.fr%2Frcc%2Fimages%2Flogo_cc5962_small.jpg)