L'ACTUALITÉ AU JOUR LE JOUR - par El Diablo, rêveur de mieux avec son grenier des affiches syndicales et politiques
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Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.
Proverbe chinois
Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite
Guy Bedos
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Ernesto Che Guevara
« Pour se protéger la bourgeoise inventera un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas »
Pasolini, « Écrits Corsaires »
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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE
dite « INCLUSIVE »
adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017
Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.
C’est le chiffre total des augmentations accordées aux grands patrons français en 2021, selon les calculs du cabinet Proxinvest. Une situation qui contraste avec la sobriété à laquelle appelle Bercy, mais aussi une partie du patronat.
Michelin, Plastic Omnium, Sodexo… Pendant la pandémie de Covid-19 et afin de montrer leur solidarité avec les salariés au chômage ou en activité partielle, certains patrons de grands groupes cotés avaient accepté – sous la pression de Bruno Le Maire – de revoir leurs rémunérations à la baisse symboliquement : –10 % pour les dirigeants de Michelin qui ont rogné en partie sur leur variable 2020, –30 millions dans la poche des dirigeants de Sodexo qui avaient accepté, pour l’occasion, de placer le moins-perçu dans un fonds d’aide aux salariés privés d’emploi… À l’étranger, certains avaient mis la barre encore plus haute, comme le patron de Fiat-Chrysler, Michael Manley, qui avait divisé son salaire par deux.
La page de la sobriété semble toutefois tournée. En France, le rapport annuel de l’agence Proxinvest, spécialisée dans le conseil de vote aux conseils d’administration, note une inversion radicale de la tendance en 2021 : « La rémunération totale moyenne des présidents exécutifs des 120 plus grandes sociétés cotées en France (SBF 120) par rapport à 2019 (avant la crise sanitaire) atteint 4,5 milliards d’euros en 2021, son record historique depuis 15 ans ».