Le coût de l'hôpital et les bons vœux de Macron - Par Jean LÉVY
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Rappelons-nous le vécu sanitaire depuis des années et des années...
L'objectif du pouvoir : un hôpital rentable
La France est alors présidée par François Hollande, sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, fait appel à Olivier Véran, socialiste comme elle, pour la seconder afin d'imposer aux directeurs d'hôpitaux la réduction de la masse salariale qui leur est répartie.
En clair, la gestion des hôpitaux sera d'abord comptable, c'est-à-dire basée sur la rentabilité comme une entreprise privée, la qualité des soins passe après.
C'est sur ces critères que Macron a fait de Véran un ministre de la Santé, puis porte-parole du gouvernement.
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Le 13 juillet 2015 paraît sur le site Internet du journal Les Échos un article intitulé « Les hôpitaux de nouveau déficitaires suite à des annulations de crédit ».
Les chiffres pleuvent dès les premières lignes, un schéma illustre la dette des hôpitaux, signalant qu’elle « a triplé en dix ans », tandis que le chapeau de l’article pose, lui, qu’« en 2014, l’activité hospitalière a perdu 398 millions.
Pour faire des économies, "le gouvernement a décidé d’annuler 430 millions d’euros de crédits mis en réserve".
La lecture peut surprendre : comment concevoir qu’un hôpital puisse du jour au lendemain passer d’un statut, excédentaire, à un autre, déficitaire, sur simple décision des pouvoirs publics ?
Durant toutes ces années, les gouvernements ont visé à "rentabiliser" les hôpitaux au détriment de l'accès aux soins, en fermant des unités hospitalières, en supprimant massivement des lits, en contraignant le personnel soignant à des conditions de travail de plus en plus lourdes, à une disponibilité sans limites, sans embauches d'infirmières et sans augmentation de salaire.
Durant toutes ces années, le personnel soignant a fait entendre sa voix dans la rue sans que le pouvoir ne bouge.
C'est dans ces conditions, qu'il a encore aggravées, que Macron a trouvé nos hôpitaux face au Covid et à l'épidémie.
On connaît la suite et l'enfermement, le manque criant de masques, l'Institut Pasteur et Sanofi sans vaccins, et aujourd'hui encore, le défaut de certains médicaments, fabriqués à meilleur prix à l'étranger.
Mais en cette période de vœux, le Père Fouettard déguisé en Père Noël, sort son carnet de promesses pour tenter d'endiguer la colère qui sourde dans le pays.
A coups de rustines, le locataire de l'Elysée essaie de colmater les fissures qui s'élargissent au point d'effondrement de la France,. A quelques jours de l'appel syndical unitaire du 21 janvier, la peur se fait jour dans le camp des milliardaires. Alors, Macon promet tout le contraire de la politique qu'il a menée jusqu'ici, y compris sur le plan sanitaire.
Ainsi, c'est au tour des soignants d'entendre ses promesses...
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Emmanuel Macron présentait ses vœux aux soignants ce vendredi 6 janvier 2023 au centre hospitalier sud francilien (CHSF), à Corbeil-Essonnes
Une nouvelle organisation pour l’hôpital. Emmanuel Macron veut notamment revoir l’organisation du temps de travail dans les hôpitaux, d’ici au mois de juin, avec un « tandem médecin/administratif » à la tête de chaque structure et « plus d’autonomie ».
Le chef de l’État, qui a annoncé la « sortie de la tarification à l’activité » dès le prochain texte budgétaire, veut aussi trouver des pistes pour perdre moins d’étudiants.
Des médecins mieux rémunérés. Parmi les autres annonces, le recrutement d’assistants médicaux supplémentaires et la mise en place d’une offre de soins pour tous les Français en fonction de leur bassin de vie. Les médecins qui acceptent de nouveaux patients seront « mieux rémunérés » dans les déserts médicaux. Et les 600 000 Français souffrant de maladies chroniques se verront proposer un médecin traitant avant la fin de l’année.
Des vœux de bonne année et des promesses de gascon, euh...de Macron
JEAN LÉVY


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