MÉLENCHON à l’offensive contre la réforme des RETRAITES
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Macron en échec à l’Assemblée.
La retraite à 64 ans n’est pas passée !
Bravo aux députés Insoumis qui ont tenu bon jusqu’au bout. Nous sommes fiers d’être Insoumis, fiers de leur travail et résistance sans faille. Macron n’a pas eu ce qu’il voulait : le vote de l’Assemblée pour la retraite à 64 ans. Alors que toute la droite, de Le Pen à LR et Macroniste, a joué la main dans main tous les trompe-l’œil, fausses nouvelles et autres combines de couloir, la direction macroniste de l’opération parlementaire est un fiasco total. Macron voulait pouvoir opposer la légitimité de l’Assemblée à celle du mouvement social avec un vote favorable de l’Assemblée nationale. Échec total.
La route reste donc ouverte, qui donne tout son sens au démarrage le 7 mars d’une nouvelle phase de la lutte. Le 7 mars, on bloque tout, comme disent les syndicats ! Le 7 mars, contre la retraite à 64 ans, mobilisation de tout le peuple, à l’appel des syndicats dans les entreprises et de la NUPES et des Insoumis dans toute la population.
Les Insoumis ont tenu bon ! En dépit de la répression inacceptable et disproportionnée contre deux de ses députés à l’intérieur même de l’Assemblée. En dépit des insultes et des pressions de toutes sortes. Macron et Dussopt voulaient qu’ils cessent le combat article par article. Cela alors même que se discutaient les régimes spéciaux et le financement général des retraites par exemple.
Les députés Insoumis ont tenu bon ! Ils ont fait la démonstration des conflits d’intérêt qui disqualifient les votes des macronistes actionnaires du CAC 40. Ils ont tenu bon même quand leurs alliés NUPES se sont, hélas, alignés sur les leçons de bonnes manières données par la macronie, sans dire un mot pourtant quand les Insoumis ont été ignominieusement comparés aux assassins de Samuel Paty.
Les députés Insoumis ont maintenu leur argumentation amendement par amendement. Ils ont fait échouer la manœuvre de Macron et de ses supplétifs LR et RN.
À présent, nous jetons toutes nos forces dans la préparation d’un fabuleux 7 mars, grande date de l’histoire sociale de notre pays, pour empêcher le passage à la retraite à 64 ans. Le but sera atteint si nous savons agir au niveau nécessaire. Non, les salariés ne seront pas condamnés à deux ans fermes de travail supplémentaire. La victoire est possible parce qu’elle est nécessaire.
Le 17 février 2023
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« On ne baissera pas le ton » : Mélenchon prévient que LFI ne cédera pas sur les retraites
Lors d'un meeting à Montpellier, Jean Luc Mélenchon a averti que la France insoumise «ne baissera pas le ton » et continuera son opposition contre la réforme des retraites. Il a également mis en garde les députés de la Nupes.
« On ne baissera pas le ton» à l'Assemblée nationale et ailleurs, a prévenu Jean-Luc Mélenchon en meeting à Montpellier le 16 février, demandant à ses alliés de gauche de ne «pas aboyer avec les autres» contre l'opposition musclée de La France insoumise sur la réforme des retraites.
Au Corum de Montpellier, devant 1 400 personnes selon les organisateurs, le leader Insoumis a défendu la stratégie du groupe LFI, qui a déposé des milliers d'amendements et provoqué des incidents en séance.
LFI refuse jusqu'ici de retirer ces amendements, ce qui aurait pour effet de permettre l'examen avant le 17 février à minuit du principal article de la réforme, précisément celui qui repousse de 62 à 64 ans l'âge de départ en retraite.
Vents contraires au sein de la Nupes ?
« Nous avons été élus pour être l'opposition, pas pour être leur larbin», a-t-il lancé. Sur l'article 7, « vous espérez nous battre sur cet article pour mettre dans vos journaux "L'Assemblée nationale a adopté la retraite à 64 ans" et là les ballots se diront "ah on a perdu une fois de plus"», a-t-il ajouté.
Plus tôt, sur Twitter, il avait demandé à ses troupes de maintenir les amendements et de ne pas se « précipiter », malgré la pression des autres partis de gauche et des syndicats qui souhaitent l'examen de cet article.
Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur les incidents qui ont impliqué deux députés de son mouvement.
« Il y a eu, paraît-il, des mots de trop», a-t-il ironisé, en référence notamment au terme «assassin» lancé cette semaine à l'Assemblée par le député Aurélien Saintoul à l'adresse du ministre du Travail Olivier Dussopt. « Moi je ne m'excuse jamais », a-t-il averti. Mélenchon a averti : « On baissera pas le ton, nulle part, tant que j'y serai [...] ; on gagnera ».
S'adressant à ses partenaires socialistes, communistes et écologistes au sein de la Nupes, il a ajouté : « Nous sommes des insoumis à l'intérieur d'une alliance qui s'appelle Nupes, mais avant tout des insoumis, et on s'occupe de notre insoumission.» « Je demande à mes camarades de la Nupes, pas besoin d'aller aboyer avec les autres, même si vous n'êtes pas d'accord», a-t-il ajouté.
Jean-Luc Mélenchon a achevé son meeting en appelant, comme l'intersyndicale, au blocage de la France le 7 mars.
A Bobigny en Seine-Saint-Denis, des parlementaires de la Nupes, dont plusieurs député LFI « frondeurs », ont également appelé à amplifier la mobilisation, mais en défendant «l'unité» de la coalition de gauche. « Il faut qu'on l'emporte, on n'a pas le choix, il faut arrêter le pays le 7 mars pour arrêter Macron», a asséné le député François Ruffin. « Il faut que ça soit les patrons qui l'appellent et qui lui disent "arrête tes bêtises" ».
« Un 7 mars et ça repart », a expliqué la députée Clémentine Autain. « Notre responsabilité elle est de gagner et pour gagner, c'est la Nupes ! Cette unité de toutes les familles politiques de la gauche, il faut la chérir ».
Devant près de 400 personnes, les élus ont aussi souligné que les habitants de ce département très populaire et parmi les plus pauvres de France, « vont être les plus impactés par la réforme des retraites ». « Ici on sait que la vie est courte, jamais on ne laissera quelqu'un prendre deux ans de notre vie », a averti l'Insoumise Raquel Garrido.
Vu sur l’application RT News
Mélenchon en manifestation à Montpellier le 16 février 2023
Le 16 février 2023, Jean-Luc Mélenchon intervenait depuis la manifestation contre la réforme des retraites du gouvernement à Montpellier.
Jean-Luc Mélenchon a tout d’abord déclaré la nécessité de venir à bout de cette réforme des retraites. Il a déclaré qu’Emmanuel Macron ne réalise pas l’état de tension du pays et que la journée du 7 mars est importante à préparer.
Il est ensuite revenu sur les propos d’Emmanuel Macron en soulignant que si une personne a perdu la boussole c’est bien lui.
Il a souligné la dilution progressive du parti Les Républicains s’alliant à la majorité et a dénoncé l’obstruction parlementaire pratiquée par le gouvernement. Il a souligné l’importance de faire voter le plus grand nombre possible d’articles mais en traitant chacun d’entre avec sérieux. Il a déclaré que le sérieux de la loi impose de mener la bataille article par article.
Pour finir, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l’amateurisme du gouvernement qui n’a lui-même aucune idée du bien-fondé de cette réforme, si ce n’est répondre aux demandes de la Commission européenne.
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ANALYSE :: Mélenchon attaque les communistes : les dessous de la « bataille de l'article 7 »
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Le chef Insoumis s'en est pris au PCF, accusé de précipiter la défaite dans la gauche dans le vote de la réforme des retraites. Une offensive qui révèle des dissensions au sein de la NUPES, et même de LFI, sur la stratégie à adopter à l'Assemblée.
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Le chef Insoumis s'en est pris au PCF, accusé de précipiter la défaite dans la gauche dans le vote de la réforme des retraites. Une offensive qui révèle des dissensions au sein de la NUPES, et même de LFI, sur la stratégie à adopter à l'Assemblée.
Jean-Luc Mélenchon ne manque pas une occasion de rappeler que la retraite, à 64 ans comme à 71, ce n'est pas pour lui. Désormais absent des bancs de l'Assemblée, le triple candidat à la présidentielle intervient régulièrement dans le débat politique, et a décoché une flèche acerbe ce jeudi 16 février. Sa cible ? Les communistes : « Incompréhensible retrait des amendements du PCF, cingle l'Insoumis. Pourquoi se précipiter à l'article 7 ? Le reste de la loi ne compte pas ? Hâte de se faire battre ? »
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