À propos des violences policières, les réflexions d'un chercheur au CNRS, et leur présentation par Jean LÉVY
/image%2F1449569%2F20230326%2Fob_eeecce_police.jpg)
Cette étude d'un chercheur a été rédigée à la veille des événements de Sainte-Soline et avant l'enquête judiciaire ouverte à l'encontre de la BRAV, unité motocycliste de la police parisienne.
Ces faits ne font que rendre encore plus urgente une réflexion sur la violence des forces de l'ordre, alors que la France fait face à un président détesté, à un gouvernement sans majorité, à une réforme massivement rejetée, et à des millions et des millions de citoyens manifestant calmement dans les rues de nos cités depuis le 31 janvier dernier.
Et avant la nouvelle manifestation intersyndicale contre la "réforme Macron" du système des retraites du mardi 28 mars, Macron et son clan, dont le pouvoir est discrédité, veulent-ils se servir du climat de violence pour tenter de 'retourner' l'opinion pour mieux faire passer les 64 ans aux futurs retraités ?
JEAN LÉVY
------
/image%2F1449569%2F20230326%2Fob_90fcb6_public-senat-logo.jpg)
/image%2F1449569%2F20230326%2Fob_b291d2_jean1.jpg)
Alors que les images de répression policière contre les manifestants se répètent, Sebastian Roché, chercheur au CNRS, pointe « l’usage de la violence non proportionnée et non-nécessaire, l’usage des nasses avec gaz, qui est complètement illégal, et le détournement de l’usage des gardes à vue ». Il note cependant quelques « progrès », par rapport à la doctrine du préfet Lallement.
------
À chaque soir son lot d’images sur les réseaux sociaux de forces de l’ordre qui interpellent parfois violemment des manifestants. Pour Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la police comparée, « on piétine complètement toutes les règles du schéma national du maintien de l’ordre ». « Le problème qu’on voit, c’est que la force n’est pas dirigée vers les gens dangereux », note celui qui est aussi expert pour les Nations Unies et le Conseil de l’Europe sur les questions relatives à l’encadrement des pouvoirs de la police. Sebastian Roché pointe notamment « les interpellations de masse pour dissuader de participer au cortège », avec « des personnes ramassées au hasard avec la technique de la nasse, et on envoie devant un officier de police judiciaire qui fait un PV Minority Report ».
Le chercheur note cependant que « la différence avec Didier Lallement, c’est la retenue dans l’usage des LBD ». « C’est un progrès, il faut le reconnaître », souligne cet universitaire. Reste encore de nombreux excès de maintien de l’ordre, comme les interventions des BRAV-M (brigades de répression des actions violentes motorisées), « inutilement brutales ». Pour Sebastian Roché, « les BRAV-M doivent être dissous ». « Le coup de matraque fabrique, ou plutôt détruit le citoyen, et détruit cette appartenance au collectif politique », analyse le chercheur, auteur de La Nation inachevée, la jeunesse face à l’école et la police (Ed. Grasset).
POURSUIVRE LA LECTURE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)