Réforme des retraites : Fabien ROUSSEL accuse Macron de «créer un climat de guerre civile» et indique que le PCF se «pose la question» de continuer à siéger au Parlement
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Réforme des retraites : Roussel dit que le PCF se «pose la question» de continuer à siéger au Parlement
Alors que l'exécutif n'entend pas céder aux contestations, le secrétaire national communiste ne veut pas revenir à l'Assemblée «comme si de rien n'était».
La grève s'étendra-t-elle bientôt jusque dans les rangs de l'Assemblée nationale? «C'est une question que nous nous posons», a indiqué vendredi matin le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur BFM TV, après une nouvelle journée de mobilisation d'ampleur jeudi. «Est-ce que l'on peut, nous, députés, sénateurs, continuer de travailler, de discuter avec les ministres, avec le gouvernement, comme si de rien n'était? Comme si rien ne se passait en ce moment? Comme si c'était juste des manifestations? Est-ce qu'après une grande journée comme jeudi, nous pouvons retourner dans l'hémicycle et dire 'c'est quoi le menu aujourd'hui?'», a insisté le député du Nord, alors que l'exécutif n'entend pas céder aux contestations. Après le recours à l'article 49.3 pour adopter la réforme des retraites à l'Assemblée la semaine dernière, Fabien Roussel avait déjà estimé que le Parlement «avait été bafoué et humilié».
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Réforme des retraites : Fabien Roussel accuse Macron de «créer un climat de guerre civile»
Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a accusé samedi [25/03/2023] Emmanuel Macron de créer un climat de «guerre civile», et de compter sur les violences dans les cortèges contre la réforme des retraites pour «retourner l'opinion». «Le président de la République, droit dans ses bottes, a provoqué les Français, suscité beaucoup de colère», a accusé le leader communiste, interrogé sur RMC, fustigeant la décision de recourir au 49.3 pour faire passer la réforme, et une allocution télévisée «décalée, méprisante, pleine de morgue» mercredi.
«Malheureusement ça a suscité une colère violente de la part de quelques-uns. Quand il y a 1.000 individus violents sur 3,5 millions de manifestants et bien on parle des dégradations et des 1.000 individus», a regretté le député du Nord. La contestation dans la rue a rassemblé jeudi entre 1,089 million de manifestants (Intérieur) et 3,5 millions (CGT). Les violences, relativement sporadiques dans les précédentes marches, sont montées d'un cran.
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