Annonces de revalorisation des ENSEIGNANTS : arnaque et fil à la patte
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Macron et son commis chargé de l’éducation nationale, Pape N’Diaye ont annoncé, à grand renfort de publicité des media, une « revalorisation » des enseignants. Mais, comme à l’habitude, mensonge et arnaque se perçoivent facilement derrière les boniments.
Faux-semblants sur toute la ligne
Il est important de noter que c’est le mot de revalorisation qui est utilisé et non celui d’augmentation des salaires. En effet, il ne s’agit en aucun cas d’une augmentation. On ne touche pas au point d’indice et le « traitement », nom du salaire des fonctionnaires, ne change pas d’un centime. Depuis des années, les gouvernements, et les véhicules de l’idéologie dominante avec eux, entretiennent le flou sur cette question, parlant de pouvoir d’achat et non de salaire. L’épisode actuel dans l’éducation nationale ne déroge pas à la règle. Il ne s’agit pas de salaire, mais de prime, sans effet sur la retraite.
Les enseignants bénéficient d’une indemnité pour les tâches afférentes à leur métier hors du temps devant élève (suivi, orientation, notation, coordination, etc.) appelée ISOE dans le second degré et ISAE dans le premier. Le ministre a annoncé que ces indemnités seront doublées à partir de septembre. Il est important de noter qu’elles ne concernent que les enseignants, sauf les professeurs documentalistes. Les CPE (Conseillers Principaux d'Education, qui animent la vie scolaire) et les psychologues ne la touchent pas non plus. Mais leurs indemnités spécifiques devraient augmenter également ainsi que la prime d’activité des enseignants contractuels.
L’augmentation devrait être de 92 euros par mois en moyenne, ce qui, évidemment, ne fait pas le compte.
Comme lors de la précédente « revalorisation », annoncée avec tambours et trompettes par l’ancien ministre Blanquer, il s’agit de poudre aux yeux. Et surtout, la revendication commune à l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique, à savoir le dégel du point d’indice n’a absolument pas été évoqué. Or, la baisse de niveau de vie des enseignants est principalement due, depuis le début des années 2000, à la fin de l’indexation du point d’indice sur l’inflation et depuis la fin de ces mêmes années, au gel du point d’indice. Un enseignant en début de carrière qui gagnait 2,4 fois le SMIC en 1990, ne gagne aujourd’hui même pas 1,2 fois le salaire minimum.
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