CGT, UN CONGRÈS LOIN D’UN LONG FLEUVE TRANQUILLE (1ère partie)
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par Jean-Claude BOUAL, Bernard TEPER
De l’évolution du syndicalisme, de sa capacité à organiser les salariés, de sa capacité à lier dans un mouvement (une même utopie) social écologie et démocratie dépendent l’avenir du modèle social de notre pays et l’avenir de nos modes de vie. En juin dernier nous avions brièvement commenté les congrès de FO et de la CFDT . La CGT vient de tenir son 53e congrès du 27 au 31 mars en pleine mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites du gouvernement. Nous avons suivi le déroulement du congrès en direct sur Internet, toutes les séances plénières ayant été retransmises. Nous allons essayer de montrer la complexité des débats qui traversent la CGT en deux épisodes, un premier article plutôt factuel cette semaine et une première analyse pratiquement à chaud des enjeux que recouvre cette complexité la semaine prochaine.
Pourquoi ce congrès de la CGT a-t-il une signification particulière ?
Il a lieu alors qu’un mouvement social en intersyndicale, avec grèves reconductibles depuis plusieurs semaines dans certains secteurs et manifestations massives conteste la réforme des retraites du gouvernement et demande son retrait. Certes ce n’est pas la première fois qu’un tel évènement se produit, déjà en décembre 1995, le congrès de la CGT a eu lieu en plein mouvement de grèves extrêmement fortes, déjà contre une réforme des retraites.
Cependant les différences avec décembre 1995 sont importantes à plusieurs titres. La réforme d’aujourd’hui vient après plusieurs réformes sur les retraites et s’ajoute à une situation dégradée des salariés suite à plusieurs réformes initiées depuis (réformes du Code du travail, du statut de la fonction publique, réforme du statut des cheminots, des indemnités chômage…) qui toutes ont réduit voire détruit les garanties et conquis des salariés dans toutes les professions. De plus ces grèves et manifestations se déroulent alors que l’inflation, notamment sur les dépenses les plus immédiates des ménages, est extrêmement forte particulièrement dans l’alimentation (17 % en un an). Les salaires ne suivent pas et sont très bas en général dans notre pays, le monde du travail est donc confronté à une situation difficile, l’affrontement entre le capital et le travail pour la répartition de la plus-value créée par le seul travail se retrouvant au centre de l’affrontement de classe. Cet aspect a été très présent dans les débats du congrès avec l’affirmation de la lutte de classe dans les interventions de beaucoup de délégués. La lutte est toujours facteur d’accélération de la prise de conscience parmi les salariés individuellement et collectivement et est un apprentissage accéléré pour les militants, notamment les jeunes.
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