De Pékin, le petit télégraphiste de Bruxelles s'en revient. Sans rien ! par Jean Lévy
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La Russie - et la Chine - veulent la guerre : la preuve, c'est que ces deux pays ont placé leurs frontières près des bases américaines !
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(daté du 8 avril 2023)
Emmanuel Macron a « pressé Xi de ne rien livrer » à Moscou pour sa guerre contre l'Ukraine
Les pays occidentaux redoutent que la Chine, alliée de Moscou, ne fournisse des armes aux Russes. Cela « nuirait considérablement » à la relation UE-Chine, a de son côté averti Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission européenne accompagne Emmanuel Macron lors de son voyage.
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(daté du 9 avril 2023)
Face à Emmanuel Macron, Xi Jinping inflexible
"Le chef de l'Etat français a tenté d'obtenir de son homologue chinois une intercession auprès de la Russie, sans résultat"
« A quelque 8000 kilomètres du tumulte de la crise sociale qui secoue la France, Emmanuel Macron espérait œuvrer pour la paix en Ukraine en faisant de son homologue chinois (....) Après de vaines tentatives auprès de Vladimir Poutine, la Chine, qui revendique « une amitié sans limite » avec la Russie, pourrait, pensait-il, avoir plus de succès avec l'hôte du Kremlin (...)
« Douche froide »
Mais ce « chemin de paix », qu'espère tracer Emmanuel Macron, s'apparente pour l'heure à une impasse (...).
"Emmanuel Macron n'a pas non plus obtenu de Xi Jinping qu'il condamne la décision de Vladimir Poutine d'installer des ogives nucléaires en Biélorussie. (...) Le président chinois s'est par ailleurs fait l'écho le souci de M. Poutine de prendre en compte les « préoccupations légitimes de sécurité de toutes les parties », en référence au motif invoqué par Moscou pour attaquer l'Ukraine : l'expansion de l'OTAN dans l'est du continent. »
En clair, aux frontières de la Russie !
Ainsi, Emmanuel Macron a échoué : il n'a pas réussi à enfoncer un coin entre Xi Jinping et Poutine, entre Moscou et Pékin. C'était pourtant l'objectif recherché. Macron, en toute modestie, se croyait le plus apte à réussir la chose.
Contrairement aux politiciens américains au langage de cow-boys, le président français sait se maquiller en faiseur de paix, mais cette fois, il s'est trompé. Il a mal évalué ce que signifiait l'entente sino-russe, dans les sphères politique, économique et militaire, et leurs réseaux mondiaux de coopération
tels les BRICS, qui regroupent le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (l'Algérie, l'Arabie saoudite et le Mexique frappant à la porte...), avec pour ambition, fonder une monnaie commune, basée sur l'or, détrônant le dollar !
Et l'Organisation de Coopération de Shanghaï, qui regroupe a Russie, la Chine, l'Inde le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et dernièrement, l'Iran.
En fait, l'hostilité US, que l'Union Européenne partage, contre la Russie et la Chine est de nature différente.
Vis-à-vis de l'Empire du Milieu, c'est la concurrence économique que ne supportent pas les Etats-Unis. Ceux-ci s'estiment destinés à régenter le monde pour y être les maîtres du commerce sur tous les océans, avec le dieu-dollar pour les guider, entourés d'Etats soumis pour les seconder.
Et puis, voyez-vous çà : la guerre de l'opium, menée il y a cent cinquante ans par l'Occident, a réveillé la Chine, qui ne se laisse plus faire.
C'est ce qu'on lui reproche.
Et aussi, sur la liste, de se dire communiste !
*
En Europe, la Russie et sa Sibérie, sont pour les impérialistes, les USA, en tête de liste,, la caverne d'Ali Baba, aux trésors de minerais et de sources énergétiques, qu'ils voudraient eux-mêmes, exploiter.
C'était déjà vrai, il y a plus d'un siècle, avec les Japonais.
Et voilà qu'en 1917, ce sont les Bolcheviques qui vont, avec l'Union Soviétique, régner sur un sixième du globe pour y bâtir une société nouvelle, sans patrons, ni dollar.
De quoi donner des cauchemars à tous les PDG du monde. D'où les agressions bottées des armées du monde entier : celle des Alliés en premier, puis des Allemands à croix gammée et la « guerre froide », juste après...
Et, à Moscou aujourd'hui, Poutine ne veut pas que les autres oligarchies fassent main basse sur la Russie. C'en est trop pour Washington qui concentre son OTAN et ses mercenaires, en Ukraine, juste à ses frontières.
Vous voyez bien qu'en ce genre de guerre, ce n'est pas un banquier qui ferait l'affaire. Déjà, dans son pays, il doit faire face, en ces temps, à une éruption populaire, qui ne veut pas de retraite à 64 ans.
JEAN LÉVY


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