Emmanuel Macron à la recherche d'un reclassement professionnel ? - Par Jean LÉVY
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Macron, conscient que son contrat à l'Élysée expire en 2027, se soucie dès maintenant de son avenir professionnel. Quatre ans sont vite passés, surtout que les secousses sociales rendent dès à présent sa carrière compliquée. Aussi, l'occupant de l'Élysée réfléchit dès à présent à sa reconversion.
D'où ses offres de service, dès à présent suggérées, à l'entreprise Europe, au sommet de laquelle il a toujours songé. Chacun se souvient de son discours à la Sorbonne, véritable CV alors décliné.
Aussi, aujourd'hui, revenant de Chine où il a été courtoisement mis de côté, le président a lâché en quelques mots, une phrase bien commentée : « L’Europe doit rester en dehors des crises entre la Chine et les États-Unis « qui ne sont pas les nôtres ».
Cette position, d'apparente neutralité, a fait immédiatement tousser le clan américain, qui en France fait de l'Oncle Sam, l’oracle de la famille devant lequel, il faut, en toutes occasions s’incliner.
Macron aurait-il le projet de rejoindre les fidèles de De Gaulle ?
Il n'en est pas question.
Le général voulait assurer en toutes circonstances l'indépendance de la France, qui, pour lui, s’identifiait, avec un capital monopoliste d'État, sans subordination financière aux multinationales étrangères, américaines, en premier lieu.
La vision de Macron est toute autre.
Son récent voyage à Pékin a confirmé les idées qu'il avait déjà derrière la tête : deux géants s'affrontent la Chine et les États-Unis. Pour lui, au lieu de choisir entre ces deux géants, bâtissons un troisième larron, l'Union européenne, de l'Atlantique au Donbass. En mutualisant son industrie et son économie, reposant sur le « couple » franco-allemand.
On sait que les contradictions entre Berlin et Washington, au niveau des échanges commerciaux, font des pays en confrontation. Pour Macron, une Europe-État ferait d'elle, le troisième larron à se partager le monde.
Et cette solution offre peut-être à l'hôte de l'Élysée, son contrat en France terminé le vivre et le couvert, et le job recherché dans les prochaines années : la présidence de l'Europe...
C'est peut-être compter avec un CV gâché par des millions de Français.
JEAN LÉVY


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