ISRAËL – PALESTINE : Interview de Jean Paul Lecoq, député du PCF, sur la nouvelle résolution déposée à l’Assemblée nationale et débattue le 4 mai prochain
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Une nouvelle résolution, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR (Gauche démocratique et républicaine) visant à « réaffirmer la nécessité d’une solution à deux États et condamnant l’institutionnalisation par l’État d’Israël d’un régime d’apartheid consécutif à sa politique coloniale » sera débattue et soumise au vote à l’Assemblée Nationale le 4 mai prochain.
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Ci-dessous une interview réalisée le 11 avril dernier par l’Agence Médias Palestine avec le député GDR de la 8ème circonscription de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq à ce sujet.
Agence média Palestine : Que pensez-vous de la loi Etat-Nation du Peuple Juif, votée le 19 juillet 2018 par le Parlement israélien, et qui affirme : « l’État israélien est le foyer national du peuple juif, dans lequel il est le seul à pouvoir exercer son droit à l’autodétermination. Il est ouvert à l’immigration juive, et fera tout pour assurer la sécurité des membres du peuple juif. »
M. le Député Jean-Paul Lecoq : Cette loi fait partie des éléments qui ont présidé à la rédaction de notre résolution, et qui permettent de qualifier la politique de l’Etat israélien d’apartheid car elle grave dans le marbre de la loi les critères de la domination d’un peuple sur un autre et la discrimination qui s’instaure dans ce pays de manière légale, ce qui caractérise l’apartheid. L’apartheid s’exprime à la fois dans ses aspects législatifs, mais également par la pratique. Souvent, la pratique d’Israël, depuis sa création, fait qu’il y a déjà une discrimination. Dès lors que ça entre dans la loi, personne ne peut le contester puisque les autorités israéliennes elles-mêmes institutionnalisent l’apartheid.
Vous allez déposer le 4 mai prochain une nouvelle résolution contre l’apartheid israélien, quel impact espérez-vous ?
Dès lors qu’on a déposé cette résolution une première fois sur le bureau de l’Assemblée nationale en juillet dernier, les médias s’en sont emparés. La première réaction à ce projet de résolution a été de dire qu’il s’agissait d’une résolution antisémite. A l’époque, la résolution s’appuyait sur B’Tselem et les ONG qui avaient documenté ce qu’il se passait dans les territoires occupés et en Israël, et peu le voyaient. Un professeur à Sciences Po disait à ce sujet que le procès en antisémitisme cachait le malaise à parler du fond, de la raison d’être de la résolution. Je pense qu’il avait raison.
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