MACRON a imposé au peuple français une réforme des retraites qu’il a coproduite avec l'exécutif européen
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VU SUR LE CANAL TÉLÉGRAM DE FABIEN RIVES
Via le Conseil de l’UE, les Etats membres s'engagent régulièrement à suivre des « recommandations » qu'ils participent à élaborer. Ces « recommandations » s'inscrivent dans les orientations fixées par la Commission européenne qui suivent une constante idéologique ultralibérale. Guidée par les impératifs du monde des affaires et de la finance, l'Union européenne a, au fil des décennies, vivement incité les gouvernements européens à détricoter les services publics et modèles sociaux de leurs pays respectifs, mais aussi à procéder à des dérégulations et mises en concurrence, assouvissant ainsi l'appétit d'entités privées peu scrupuleuses de l'intérêt général.
La Commission européenne a toujours voulu influencer les politiques menées par les Etats membres de l’UE, notamment sur des sujets liés aux budgets nationaux, en recommandant de multiples réformes, comme celle des retraites. En 2012 par exemple, elle appelait les gouvernements européens à repousser l'âge légal de départ à la retraite ou encore à inciter leurs populations à se pencher sur des systèmes d’épargne complémentaire.
Des dirigeants qui s’éloignent des aspirations de leurs peuples
La pression européenne sur le sujet des retraites est toujours d’actualité et, n’en déplaise à certains, a joué un rôle significatif dans la mise en place, par le gouvernement français, de sa très contestée réforme qui, entre autres, repousse l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. « La pression vient aussi (et surtout) de l'Europe», analysait fin 2022 la journaliste Fanny Guinochet pour La Tribune. Notons que cette pression ne s’applique évidemment pas qu’à la France. «Pour percevoir près de 850 millions d’euros de fonds européens, le gouvernement belge doit présenter une réforme des pensions au plus tard le 13 janvier», pouvait-on ainsi lire au début de l'année dans les colonnes du Point.
Outre les «recommandations» de la Commission et du conseil de l’UE, un autre organe, le Conseil européen, pousse nos dirigeants à s’affranchir de toute consultation démocratique pour des orientations politiques majeures. Là encore, sur la question des retraites, l'orientation est claire depuis des décennies : en 2002 par exemple, l’exécutif français avait avalisé sans consulter son peuple les conclusions du Conseil européen de Barcelone qui, entre autres, engageaient «à augmenter progressivement d'environ cinq ans l'âge moyen auquel cesse, dans l'Union européenne, l'activité professionnelle».
Vous reprendrez bien un peu d’Union européenne qui n’influence pas du tout les politiques des Etats-membres ?
F.R.


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