La nature de MACRON et LE PEN : et si le fascisme n’était pas là où le dit la gauche ! – Par Jacques COTTA
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Les mobilisations qui se sont déroulées durant plus de quatre mois , partant d’une revendication sociale concernant les retraites, le recul de l’âge légal de départ et l’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension complète, ont révélé une crise démocratique, une crise politique et une crise de régime. En peu de temps, des millions de manifestants, travailleurs, jeunes, retraités, ont exprimé leur volonté de « chasser Macron » et de mettre « à bas la Ve République ». A gauche pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, l’objectif d’en finir au plus vite avec la macronie ne semble pas être une priorité. Militants de la FI, de la NUPES, du PCF, nombreux expriment la crainte « au cas où… » de voir le Rassemblement National rafler la mise. Et les discours traditionnels sur le « danger fasciste » reprennent le dessus, faisant passer la réalité au second plan.
Une histoire qui date
Depuis maintenant plusieurs années Emmanuel Macron est de fait le candidat de la gauche. En 2017, Macron et Mélenchon se décernaient en public devant les caméras de télévision, dans une rencontre « improvisée » sur le vieux port de Marseille, un certificat réciproque de respectabilité.
C’est la même pièce de théâtre qui nous est rejoué régulièrement par les mêmes protagonistes auxquels vient s’ajouter tout ce que la gauche compte de « représentants », notamment lors des périodes électorales. La séquence marseillaise de 2017 qui était l’occasion de définir les « fréquentables », les « progressistes » opposés aux « nationalistes », aux « fascistes », s’inscrivait dans les élections européennes qui devaient avoir lieu l’année suivante. Victor Orban le hongrois et Matteo Salvini l’italien étaient appelés à la rescousse. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison (…) Il se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes en Europe », déclarait alors Macron. Jean Luc Mélenchon reprenait la partition définie en commun. « Je suis très inquiet » déclarait-il le 20 mai 2018 au grand jury de RTL. « Je ne cesse de répéter que dans toute l’Europe la menace est immense. Parce que en Hongrie c’est déjà des fachos, En Autriche, c’est des fachos, en Pologne ce sont des fachos, en Allemagne il y en a qui apparaissent jusque dans le Bundestag, Et en France … ».
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