Faire la Révolution c’est prendre des risques – DÉPASSER LA DÉMOCRATIE BOURGEOISE - Par Gilles QUESTIAUX [6/12]
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6/ Faire la Révolution c’est prendre des risques
On ne va pas résoudre en quelques lignes de bonnes idée les contradictions de toutes les révolutions depuis 1789 ou même depuis Spartacus, ni trouver une solution miracle pour faire une révolution sans tragédie, et je compte plutôt pour éviter les rechutes dans la pratique de l’extraordinaireté policière sur l’expérience intériorisée des révolutionnaires d’aujourd’hui, et même des quelques dirigeants socialistes actuels qui gouvernent des pays. On ne va pas trouver un mode d’emploi d’usage général pour se protéger du retour de la violence, mais l’histoire ne se répète pas et le pire n’est jamais sûr.
Mais si nous pouvions retrouver une certaine légèreté, ce ne serait pas si mal pour envisager l’avenir. Toute action politique réelle, qu’elle émane du prolétariat ou non, comporte un risque. Et que lorsque l’on écrivait dans un texte de congrès du PCF (en 2006) « nous ne voulons pas prendre le pouvoir », on passait ou bien pour naïf, ou bien pas très sincère, et même pour les deux à la fois ce qui est le comble, et surtout pour pleutre.
Il ne faut pas prendre « les gens » (c’est ainsi que l’on désigne les prolétaires au PCF depuis trente ans) pour des imbéciles : tout le monde sait que si on s’est donné le pouvoir de faire, on s’est donné en même temps le pouvoir de mal faire. Ce choix du repentir et de la contrition est d’autant plus stupide que le public si tant est qu’il l’ait jamais demandé s’en moque maintenant complètement, longtemps après la fin de l'URSS, et que même pour jouer correctement son rôle d’opposant tribunicien et récolter les suffrages qu’il désirait tant, le PCF avait besoin d’un minimum de cette mauvaise réputation qui leur aurait prouvé qu’il ne participait pas complètement du consensus pseudo-démocratique qui se formait sur leur dos. « Les gens » ne lui reprochaient pas Katyn, mais d’avoir participé au gouvernement Jospin, et d’avoir appelé aux votes Hollande et Macron. Un parti trop épris de respectabilité républicaine et humanitaire préféra laisser au FN le rôle de représenter le négatif. C’était là pousser à l’extrême la haine de la dialectique.
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