Nous n’avons à notre disposition ni Maurice THOREZ, ni le Komintern
Par Danielle BLEITRACH
Quand on voit ce qui se passe à l’Assemblée nationale française, on ne peut qu’être atterré, on ne peut pas imaginer qu’ils ne savent pas ce qu’ils cautionnent. Mais la vraie question est : peut-on mener un combat interne – par exemple contre le projet intolérable du gouvernement sur les retraites – et au-delà sur la nécessaire recomposition de la gauche avec l’essentielle recherche de l’autonomie du PCF, la fin de la gangue que représente la NUPES, en menant ces combats internes en totale inadéquation avec le mouvement du monde ? Mener une tactique à courte vue, alors que le problème de plus en plus évident est celui de la montée d’un bellicisme fasciste pour défendre l’hégémonie des États-Unis à n’importe quel prix ? Peut-on inscrire des jeux tactiques dans un tel contexte, s’ils vont a contrario de la stratégie exigée ? La tactique à court terme ne peut-être celle d’un parti communiste. C’est celle tout au plus d’une social-démocratie dont l’électoralisme – lié aux jeux d’appareil – est la seule perspective. Dans le désaveu profond de cette social-démocratie, en adopter les buts et les méthodes faute d’un ancrage dans le monde du travail, renforcent l’adversaire, le fascisme impérialiste sur le long terme.
La recherche indispensable d’une autonomie du PCF amorcée au 38e congrès, est néanmoins contrainte d’utiliser le terrain tel qu’il est après vingt ans et plus de collaboration de classe, de contre-révolution. Ce qui est incontournable dans la prise en compte des tactiques n’est pas d’avoir pour but de le laisser demeurer en l’état, le fond doit être de le modifier et non de le renforcer. Il faudrait un Thorez pour pareille manœuvre, mais on peut craindre que nous n’ayons sous la main ni Thorez, ni l’internationale capable comme le fut le Komintern, d’appuyer la renaissance du PCF. Nous n’avons à notre disposition que le moins pire de la vie politique française, ce qu’il reste du parti de Maurice Thorez et la conscience des militants qu’ils doivent se battre dans le calme et la sérénité pour une autre société de paix et de justice. C’est peu mais il n’y a rien d’autre. Simplement ne pas oublier que le combat pour la paix n’est jamais secondaire.
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