Nous ne sommes plus dans le capitalisme de papa - Par Jean LÉVY
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Chacun se souvient encore du temps où le MEDEF était encore notre adversaire principal, notre ennemi de classe prioritaire. Et le patron des patrons était visé en priorité par la CGT comme l'âme damnée du Capital.
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Les batailles sociales étaient alors « franco-françaises » dans les entreprises, les professions, les luttes maintenaient une pression constante des salariés pour maintenir ou accroître nos acquis sociaux, telles les semaines de congés supplémentaires encore pourtant dans les années 70.
Durant cette période, les conflits sociaux avaient pour objectif le maintien des effectifs dans certains corps de métier, tels les charbonnages, la sidérurgie, dont patronat et gouvernement décidaient l'abandon de la production.
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Mais la bataille défensive ne fut pas globale : on se battait par puits de mine et par site de production métallurgique... Bataille menée comme celle Horace contre les Curiace, sans en faire une bataille nationale contre la désindustrialisation de la France.
Mais dans les années 80, tout s'est mis a changé.
Avec Mitterrand, c'est « le tournant de la rigueur », après des mesures positives qui ont brièvement suivi son élection à l'Élysée. La contre-offensive patronale s'est imposée, sans qu'aucune explication de classe, ni encore moins une référence à l'évolution mondiale du Capital, (que pourtant Marx avait diagnostiquée,) en fait, sa mondialisation et son accaparement en quelques mains au niveau international.
L’Union européenne a choisi le même chemin, jouant au nom de la « libre concurrence », la liberté des capitaux, la « loi du marché », l'abandon des frontières. La souveraineté des États a été jetée par-dessus bord, comme une atteinte à la liberté du commerce.
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Nous en étions alors à une nouvelle phase de l'impérialisme, à ses dangers par son possible recours à l'abîme.
Et depuis la fin du dernier siècle, se sont succédé en France et en Europe des gouvernements toujours plus souples et dociles au service de l’impérialisme US dominant, tous ultralibéraux, qu'ils de prétendent de « gauche » ou de droite, pour imposer à leur peuple des « sacrifices » toujours nouveaux.
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Et il faut comprendre que nous ne vivons qu'au rythme des profits des milliardaires, que nous ne sommes plus non seulement en démocratie parlementaire, mais sous la coupe directe des oligarques qui règnent sur le CAC 40 comme à l 'Élysée.
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Certes, des soubresauts populaires comme celui des Gilets Jaunes ou le dernier mouvement social historique contre la retraite à 64 ans surgissent soudainement.
C'est le signe d'une vigoureuse colère de notre peuple. Mais pour que celle-ci soit porteuse de changements, faudrait-il dire la vérité et expliquer la véritable nature du système qui nous est imposé depuis maintenant plus de 40 ans, et que les enjeux, auxquels nous devons faire face est pour chacun de nous une question de survie face à l'impérialisme et ses dangers de guerre permanents.
JEAN LÉVY


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