Au grand dam des États-Unis et de l'Union européenne, l'Afrique refuse l'alignement sur l'Occident et coopère avec la Russie - Par Jean LÉVY
/image%2F1449569%2F20230723%2Fob_98f230_jean-levy-actualite-internationale.jpg)
/image%2F1449569%2F20230723%2Fob_ce5255_mondafrique.jpg)
Près de 50 pays africains au Sommet Russie-Afrique
Presque tous les pays africains, soit 49, ont confirmé leur participation au sommet Russie-Afrique programmé les 27 et 28 juillet à Saint-Pétersbourg, selon un diplomate russe. Environ la moitié sera représentée au plus haut niveau.
Cette approche témoigne de l’ »engagement ferme » du continent à développer ses relations avec le Kremlin
« À ce moment nous avons reçu la confirmation de participation de 49 délégations africaines. Environ la moitié des pays africains seront représentés au plus haut niveau, par les chefs d’État et du gouvernement », a déclaré Alexandre Poliakov, adjoint du département des pays africains auprès du ministère russe des Affaires étrangères.
Cette approche montre leur « engagement ferme à développer des relations avec la Russie, malgré la pression sans précédent de l’Occident ».
Le programme du forum est en train d’être finalisé, a indiqué le diplomate.
Un événement d’envergure
La deuxième édition du sommet Russie-Afrique aura lieu du 27 au 28 juillet à Saint-Pétersbourg, sous le slogan « Pour la paix, la sécurité et le développement ».
Tous les pays du continent ont été invités, avait fait savoir la Russie.
Les principaux thèmes qui seront abordés sont le nucléaire civil, les technologies spatiales, les nouvelles routes logistiques, la souveraineté alimentaire.
******
LES COMMENTAIRES DE JEAN LÉVY
Alors que se prépare le sommet des BRICS fin août à Johannesbourg , celui de la coopération entre l'Afrique et la Russie a donc lieu, ces prochains jours à Saint-Pétersbourg.
Qui, dans ces conditions, peut parler d'isolement de Moscou sur la scène internationale ? Toutes les tentatives de mise à l'index, des paquets de sanctions de Washington et de Bruxelles n'ont pas fait de la Russie un paria en détresse que tout le monde fuit.
Rappelons-nous à l'ONU, le réquisitoire d'Emanuel Macron contre Poutine et son pays, en train de « coloniser l'Afrique », oubliant dans ce domaine la colonisation française, le pillage organisé par l'Occident du continent africain, et pas seulement, s'emparant des richesses minières et des cultures vivrières, au dépend de la population.
Les Africains n'ont pas oublié le soutien accordé par l'Union soviétique aux Etats d'Afrique, en particulier, au Mali de Modibo Keita, en 1964,
Modibo Keita est le premier président du Mali lorsque ce pays proclame son indépendance, le 22 septembre 1960. Celle-ci fait suite à l'éclatement de l'éphémère Fédération du Mali, formée entre le Soudan français et le Sénégal. Un pan-africaniste engagé, Keita prône le non-alignement à l'extérieur et un modèle de développement socialiste sur le plan domestique. Des réformes sont mises en place en agriculture ainsi que dans le commerce et le secteur manufacturier. Un franc malien est adopté en 1962.
C'en est trop pour la France : le 19 novembre 1968, un petit groupe de militaires, dirigés par le lieutenant Moussa Traoré, renverse Keita et replace au pouvoir un homme choisi par la France coloniale, qui détruit les réformes démocratiques de Modibo Keita..
Et aujourd'hui, c'est la France qui est chassée du Mali par la population...
Macron est donc bien placé pour faire la leçon aux Africains, coupables de se tourner aujourd'hui vers Moscou !
Le sommet russo-africain de Saint-Pétersbourg marque ainsi un tournant capital dans le poids de l'Afrique aujourd'hui dans le monde, au détriment de l'Occident. Et le repli de l'Occident impuissant.
JEAN LÉVY


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)