Juillet 1943 : La Wehrmacht meurt une deuxième fois à Koursk - Par Jean LÉVY
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5 juillet 1943 : La Wehrmacht meurt une deuxième fois à Koursk
Humilié par la reddition de la VIe armée allemande à Stalingrad, à l'hiver 1942-1943, au terme de la plus grande bataille de l'Histoire, Hitler veut enrayer le recul de ses armées. Le 5 juillet 1943, le Führer lance une gigantesque contre-offensive dans le saillant de Koursk, à mi-distance entre Moscou et Kiev, avec une concentration exceptionnelle de chars et d'avions. Lourdement défaite, la Wehrmacht ne va plus dès lors cesser de reculer.
LE RÉCIT DE JEAN LÉVY
Au printemps 1943, le front oriental s'étire du nord-ouest au sud-est de la Russie, de Leningrad à Kharkov, Sur cette ligne régulière, le saillant soviétique de Koursk, qui pénètre dans les lignes allemandes, gêne particulièrement les mouvements de la Wehrmacht .
[Voir la carte en début d'article]
Au printemps en début d'article, l'armée allemande à 80% est fixée en Union soviétique.
Hitler décide dès le mois d'avril de percer le front à Koursk en y concentrant un maximum de forces : 25 divisions d'infanterie, soit 780 000 hommes, 20 divisions blindées, 2 000 chars de combat Tigre et Panther - les ancêtres des Léopard 2 - , et 2 000 avions.
Cette opération réunit deux fois plus d'hommes et de moyens que "Barbarossa", l'invasion de l'URSS, deux ans plus tôt !
Le maréchal Georges Joukov décide d'attendre l'offensive allemande, de laisser celle-ci se briser sur leurs défenses puis de lancer la contre-offensive.
Le saillant de Koursk finit par rassembler un total de 1 900 000 Soviétiques prêts au combat, solidement retranchés et équipés de redoutables chars T-34. C'est deux à trois fois plus de forces que l'assaillant potentiel. Ces troupes sont placées sous le commandement du général Rokossovski et du général Vatoutine.
Les chars allemands, en première ligne, tentent de prendre en tenaille la ville de Koursk, mais ils sont écrasés sous un déluge de feu.
La bataille aérienne est tout aussi importante que la bataille des blindés.
Le 12 juillet, les Allemands tentent de relancer l'offensive sur Koursk, par le nord sous les ordres des généraux von Kluge et Model, par le sud sous les ordres du maréchal von Manstein et du général Hoth.
Et c'est à nouveau, le désastre : la Wehrmacht a perdu dans la bataille de Koursk un demi-million d'hommes tués ou blessés. Et des milliers de chars, qui feront défaut à l'Allemagne, en Normandie, un an après. Ainsi, la division blindée SS « Das Reich » aura perdu 50% de ses chars avant d'être ramené en France, face aux forces alliées.
Ces événements militaires, et d'autres dans le temps, démontrent que face au danger, la France a toutes raisons d'avoir à l'est un allié, la Russie en particulier, que le général de Gaulle baptisait « l'alliance de revers »...


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