L'armée de Kiev utilise les armes à sous-munitions livrées par les États-Unis, armes prohibées par le droit international...Qui menacera Washington de sanctions ? - Par Jean LÉVY
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D’après des informations de la Maison Blanche, l’armée ukrainienne a commencé à utiliser les armes à sous-munitions controversées livrées par les États-Unis, au moment où l’Ukraine tente de donner un nouvel élan dans sa contre-offensive contre les forces russes.
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Ainsi, les États-Unis bafouent le droit international, et pas un pays de l'Union européenne, dont la France, ne s'étrangle d'indignation et ne réclame de sanctions contre Washington
Et pourtant, toujours selon 20 minutes :
Selon un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, le déploiement des armes à sous-munitions sur le front a eu lieu « à peu près au cours de la semaine dernière ».
Les armes à sous-munitions peuvent disperser jusqu’à plusieurs centaines de petites charges explosives, capables de rester non explosées dans le sol et créant un risque pour les civils après la fin d’un conflit.
Pourquoi les armes à sous-munitions suscitent-elles tant de préoccupations sur le plan humanitaire ?
- L’histoire a montré qu’un grand nombre de sous-munitions n’explosent pas comme prévu au moment de l’impact. Les estimations crédibles du taux de non-fonctionnement de ces armes lors de conflits récents varient, allant de 10 % à 40 %. L’emploi de ces armes à grande échelle a pour conséquence que certains pays et régions sont infestés de dizaines de milliers, et parfois de millions, de sous-munitions non encore explosées et très instables.
- Les sous-munitions non éclatées explosent souvent quand elles sont manipulées ou bougées, constituant un grave danger pour les civils. La présence de ces armes représente une menace pour les civils déplacés qui regagnent leurs foyers et, de surcroît, elle entrave les actions de secours et les efforts de reconstruction. Des activités de subsistance d’importance vitale (travaux des champs, par exemple) restent en outre dangereuses pendant des années, voire des décennies, après la fin du conflit.
Pensez au concert de vociférations dans les médias français qu'aurait entrainé l'utilisation de cette arme du diable, si les Russes l'avaient utilisée en premier.
Aujourd'hui, comme ce sont les Ukrainiens qui sont dans ce cas, pas un mot de critique, ni même de questions dans le camp occidental, pas une déclaration de réprobation d'Emmanuel Macron. Pas non plus de réactions des Verts-écolos, si rigoureux pourtant sur la défense de l'environnement...
C'est dire le degré d'alignement des « élites » de notre pays sur les États-Unis.
Et le danger que cette guerre, menée par l'OTAN contre la Russie, est grosse de dangers pour l'humanité. Et chacun de nous devrait songer à ce qu'il pourrait faire pour la faire cesser et, dans l'urgence, de peser sur notre gouvernement, et précisément sur le Président, pour que la France n'alimente plus le brasier en fournissant des armes à l'un des camps.
JEAN LÉVY


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