La Chine et l'Afrique : un nouveau siècle de développement mutuel et d’amitié : le bilan - Par Jean LÉVY
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Parmi les grands projets financés par la Chine en Afrique, la ligne ferroviaire entre Nairobi et le port de Mombasa au Kenya a coûté 4 milliards de dollars (Ben Curtis/AP/SIPA)
En seulement quatre ans, cette ligne interurbaine internationale moderne, qui a adopté les normes chinoises, la technologie chinoise et la gestion chinoise, a transporté plus de 5 millions de passagers, avec un taux de fréquentation quotidien moyen de 92 %.
Ligne populaire chez les habitants locaux, le chemin de fer Nairobi-Mombasa a changé leur mode de vie.
Cette nouvelle ligne de chemin de fer vient s’ajouter à la ligne Addis-Abeba-Djibouti inaugurée le 5 octobre 2016. Longue de 756 km, elle permet de relier le port de Djibouti à la capitale éthiopienne pour couvrir l’ensemble de la Corne de l’Afrique.
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LES COMMENTAIRES DE JEAN LÉVY
Ces informations portant sur les liens économiques entre la Chine et les Etats du continent africain montrent que les accords qui en résultent ne relèvent pas de la domination coloniale. Les investissements massifs chinois en Afrique permettent à celle-ci d'entrer pour la première fois dans une ère de développement continu et multiforme.
De ses accords, la Chine elle-même en tire avantages pour son économie : pour chaque contractant, c'est gagnant-gagnant.
Du culturel avec des écoles, des universités et centres de loisirs qui se multiplient, du social avec le rail qui permet des liens rapides entre les populations, le développement d'échanges commerciaux et l'implantation de l'industrie, des ports rénovés utiles aux Etats pour leur commerce.
Objectifs non prévus par un siècle de colonisation française et européenne. Celle-ci n'avait pour objectif que s'approprier les richesses du sol et du sous-sol des terres africaine, et le système scolaire colonial, se procurer une main d'œuvre exploitable, bon marché avec le minimum d'instruction.
On comprend, dans ces conditions, la hargne de ces pays, ex-colonisateurs, vis-à-vis de la Chine : les richesses africaines échappent enfin à leur butin.
JEAN LÉVY


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