En CORSE comme à Paris, c’est la RÉPUBLIQUE indivisible qui est en berne ! – Par Georges Gastaud
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Ils sont loin les temps héroïques où les FTPF de Corse organisés par le PCF clandestin expulsaient manu militari les troupes de Mussolini. Alors le combat était clair et l’on ne confondait pas les héros antifascistes avec de glauques assassins se mettant à plusieurs pour abattre dans le dos un fonctionnaire de la République française, si bourgeoise soit-elle. Alors la Corse rouge et tricolore à la fois se portait à l’avant-garde de l’insurrection nationale contre la Bête immonde insulaire et continentale du fascisme et de l’hitlérisme !
TAPER SUR LES « JACOBINS » POUR MIEUX MENAGER LE CAPITALISME ET L’HERITAGE HYPERCENTRALISTE DU BONAPARTISME !
Passe encore que, désormais, de jeunes Corses déboussolés finissent par croire les démagos qui leur racontent, de la Maternelle à l’Université, que « la France » et son prétendu « État jacobin » sont les seuls responsables du retard économique de l’Île. Et non pas les mafieux locaux et continentaux ! Et non pas les clans insulaires et/ou continentaux travestis en partis politiques qui vampirisent l’île depuis des siècles en pratiquant la corruption ! Et non pas la loi d’airain de l’« inégal développement » capitaliste qui fait rage dans une France métropolitaine affaiblie et écartelée par quarante années de néolibéralisme maastrichtien, d’abandon de l’aménagement planifié DU territoire, et de mise en concurrence « girondine » entre les « territoires différenciés ». Quelle aberration pourtant que d’accabler le prétendu « jacobinisme français » ! Rappelons que l’Incorruptible Robespierre a gouverné la France moins de deux ans, et dans des circonstances tragiquement exceptionnelles. En réalité l’hypercentralisation bureaucratique, c’est un certain… Napoléon Bonaparte qui, très bizarrement, continue d’être encensé par les « natios » antifrançais (1). Ce renégat du jacobinisme républicain envoya aux galères les jacobins intègres et les babouvistes porteurs d’un projet de République sociale. C’est également Bonaparte qui rétablit le colonialisme et l’esclavage dans les îles caraïbes, qui étrangla la République en 1804, qui tenta de coloniser, non pas une île mais toute l’Europe, tout en vendant la Louisiane au jeune empire yanqui. Quant à la démocratie locale, c’est encore Napoléon 1er qui l’éradiqua en supprimant l’élection des maires et en soumettant toute la vie locale aux préfets nommés par « Paris » (mais qui dirigeait alors « Paris »?). Pour satisfaire sa mégalomanie, l’« Empereur » monté sur le trône à la faveur d’un putsch militaire instaura une hypercentralisation bureaucratique antinomique de l’esprit démocratique des jacobins et des Sans Culotte, qu’approuvait d’ailleurs initialement Paoli ! Mais peut-on expliquer cela à Ajaccio où tant de rues font référence de manière acritique à l’« Empereur », au « Premier Consul », etc.?
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Ils sont loin les temps héroïques où les FTPF de Corse organisés par le PCF clandestin expulsaient manu militari les troupes de Mussolini. Alors le combat
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« Autonomie » de la Corse :
Macron ouvre la boîte de Pandore
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Emmanuel Macron favorable à l'«autonomie» de la Corse, les souverainistes montent au créneau
Le 28 septembre 2023, le président français a défendu l’idée de faire «entrer la Corse dans la Constitution» afin de reconnaître ses spécificités. Une annonce, qui pourrait marquer une étape vers l’autonomie de l'île, dénoncée par les souverainistes.
«Six mois», c'est le délai qu'Emmanuel Macron accorde aux groupes politiques corses pour parvenir à un «accord» avec le gouvernement sur un «texte constitutionnel et organique» afin de modifier le statut de leur île.
De passage à Ajaccio, où il a tenu un discours devant l’Assemblée de Corse, le président français a proposé une «nouvelle étape» vers l’«autonomie» de l’île, évoquant un «moment historique» et un «changement profond dans la relation entre l'État et la Corse».
Au cours de son allocution devant les élus de l’Assemblée de Corse, Emmanuel Macron a longuement évoqué la situation de l'île durant la Seconde Guerre mondiale avant de prôner une «autonomie à la Corse dans la République».
Inscrire la Corse dans la Constitution
Le locataire de l'Elysée a également estimé que cette autonomie n'était «ni contre l'Etat, ni sans l'État». Concrètement il a défini un système dans lequel la collectivité Corse disposerait d’un «droit d'adaptation» de ses compétences.
Quelle réaction à la fin du discours d’Emmanuel Macron face à l’Assemblée de Corse ?
— Léopold Audebert (@LeopoldAudebert) September 28, 2023
Salve d’applaudissements et élus debout, à l’exception des indépendantistes dans l’hémicycle.
| @BFMTV pic.twitter.com/Wg8GiSkoXP
Emmanuel Macron a été ovationné par l’immense majorité de l’Assemblée mais pas par une poignée d’indépendantistes, comme l’a rapporté Léopold Audebert pour BFMTV. L'inscription de la Corse dans la Constitution marque une véritable rupture. Jusqu'à présent seuls les territoires ultra-marins étaient énumérés dans le texte constitutionnel.
Des élus continentaux discrets mais des souverainistes remontés
Le président du Conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, tenant d’une position autonomiste, avait rappelé, avant le passage du chef de l’Etat devant les élus, que son parti autonomiste Femu a Corsica avait été élu majoritairement à deux reprises à l’Assemblée de Corse.
À l’instant #Macron annonce qu’il veut inscrire « l’autonomie de la #Corse » dans la Constitution, avec des « matières transférées » !
— Florian Philippot (@f_philippot) September 28, 2023
Au lieu de s’atteler à recréer un destin français qui fasse rêver de Dunkerque à Ajaccio, il préfère détricoter la France, comme ses maîtres… pic.twitter.com/QCYkDSaYc3
«Ne pas tenir compte du suffrage universel serait prendre le risque de disqualifier la démocratie», a mis en garde l'édile. Du côté du continent, ce 28 septembre au matin, peu d’élus continentaux s’étaient prononcés sur le cas de l'île de Beauté.
Seul l’ancien eurodéputé Florian Philippot s’est ému de propositions qui reviennent à «détricoter la France». Le député Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a lui dénoncé une mise en cause de «l'unité nationale».
En annonçant l'inscription de l''autonomie" de la #Corse dans la constitution, MACRON met en cause l'unité nationale, sans résoudre en rien les problèmes de l'île de beauté.
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) September 28, 2023
Assez de cette démagogie, nos compatriotes méritent mieux !
Le texte, que le président a demandé aux élus corses de préparer, devra ensuite être présenté au Sénat et à l'Assemblée nationale.
Vu sur l'application RT News


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