GRÈVE dans l’automobile aux États-Unis : « la CGT a beaucoup à apprendre de la lutte de l’UAW »
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Alors que la grève pour les salaires s’est étendue à une quarantaine de sites, la force incroyable que montrent les métallurgistes américains doit faire réfléchir tous les syndicalistes de la CGT.
Par Vincent Duse, de la CGT Stellantis Mulhouse.
« Nous sommes tous américains » : voilà ce qui disent de plus en plus de salariés du groupe Stellantis (ex-PSA Peugeot Citroën) en France. Dans ces usines, tous les syndicalistes et salariés suivent avec attention ce qui se passe outre-Atlantique. Depuis presque une semaine, un grand mouvement de grève a commencé dans le secteur automobile aux Etats Unis, pour des augmentations de salaires de 45 % sur quatre ans, pour les 32 heures et contre la division des travailleurs de statuts différents. La grève, qui s’est étendue à une quarantaine de sites des groupes Ford, General Motors et Stellantis (Fiat-Chrysler-PSA), pourrait s’élargir encore à d’autres usines du groupe. Il s’agit d’une des grèves les plus importantes de la classe ouvrière américaine depuis des années, dont la portée internationale est majeure, et, même en France, pays de la grève, les syndicats feraient bien de s’inspirer des travailleurs américains des « Big Three ». En effet, sur plusieurs aspects, les métallurgistes américains sont en train de montrer comment dépasser les problèmes auxquels se confronte le syndicalisme français. Notre CGT a beaucoup à apprendre de ce mouvement.
Il faut arrêter de lutter entreprise par entreprise
Une des premières démonstrations de force de la grève des « Big Three », c’est bien la force de l’union entre des salariés de différentes entreprises : si cela peut paraître évident, la réalité du monde syndical fait qu’aujourd’hui, sauf sur des réformes gouvernementales comme la réforme des retraites, l’unité dans l’action entre différentes entreprise est absente des habitudes syndicales françaises. Ainsi, Sophie Binet, interrogée à de nombreuses reprises sur la question des salaires, a systématiquement répondu que ce combat devait se faire « boîte par boîte ».
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