Les raisons de ma colère - Par Jean LÉVY
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Un livre qui va secouer le monde de la petite enfance. Avec Le Prix du berceau, qui paraît ce vendredi 8 septembre, les crèches privées sont au cœur d'une enquête qui dénonce un système faisant la part belle à la rentabilité, parfois en dépit du bien-être des bébés.
Un nouveau scandale ? Après les EHPAD, ce sont désormais les crèches privées qui sont au cœur d'un livre enquête choc, « Le Prix du berceau », qui paraît en librairies ce vendredi 8 septembre.
Le livre de Daphné Gastaldi et Mathieu Perisse, qui s'appuie sur des centaines d'interviews et de témoignages de parents comme d'acteurs professionnels, sort cinq mois après le dernier rapport de l'Igas (inspection générale des affaires sociales).
Auprès de l'AFP, citée par BFM, le co-auteur explique que son livre décrit « un système qui, par des injonctions à la rentabilité » transforme les enfants « en chiffres là où on était initialement sur un service à la personne ».
« Erreur humaine »
Les exemples, multiples, sont frappants. Dans une crèche privée des Bouches-du-Rhône par exemple, pendant plusieurs mois, il manquait « entre trois et cinq repas deux jours par semaine ». L'entreprise plaide une « erreur humaine ». D'autres crèches sont surpeuplées, malgré le seuil d'accueil légalement prévu, suscitant des interrogations sur le plan de la sécurité. Parfois, le temps accordé aux soins est "minuté".
Plusieurs scandales avaient déjà secoué des grands noms des crèches privées, comme People and Baby, au cœur de l'actualité en juin 2022 après la mort d'une fillette qui avait ingéré du Destop.
C'est notamment ce drame qui avait motivé la mission de l'Igas, qui dans ses conclusions estimait que les « leçons tirées en 2022 », en référence au scandale des EHPAD avec « ORPEA », pouvaient « être très largement appliquées au secteur des crèches ».
« Course à la profitabilité »
Pour autant, tout n'est pas comparable, « notamment parce que les enfants ne sont pas en pension complète et qu’il ne s’agit pas de personnes isolées », souligne Delphine Gastaldi.
Pourtant, Mathieu Périsse pointe une « course à la profitabilité » similaire et « le même côté déshumanisant, avec cette impression pour le personnel de terrain que tout est géré de la même manière, sans tenir compte des spécificités de chaque établissement ».
Chaque jour, et les informations que l'on reçoit, alimentent la colère, la mienne en premier. Les scandales sociaux de plus en plus énormes, font la Une des médias.
Ainsi, après les EHPAD, dont ont été victimes les personnes âgées, ce sont les crèches privées, et les jeunes enfants délaissés pour augmenter le taux de rentabilité des sommes engagées dans ces activités.
Tout ça au nom du profit but de ces entreprises. La radio, la télé les journaux nous expliquent que c'est logique. Personne n'investit sans la perspective d'arrondir son capital, de dégager des dividendes, de s'enrichir en un mot.
C'est la morale de notre système économique auquel nous sommes confrontés, nous les Occidentaux, en France comme en Europe et aux Etats-Unis. L'économie est dans les mains de l'oligarchie, du secteur financier, des grands patrons, du monde des affaires, tous nichés à la Bourse, leur seule patrie.
Faire de l'argent, c'est leur devise, au détriment, si c'est juteux, des enfants et des vieux.
C'est la morale de l'économie privée.
Et si cette situation provoque de la colère dans les masses populaires, celle-ci n'apparaît à son niveau dans l'attitude des syndicats et des partis qui se réclament de « l'opposition ».
Bien sûr, ceux-ci critiquent - comment pourrait-il en être autrement ?
Mais sur le ton « bien élevé », quand ils s'adressent au Président de la République, pourtant le maître d'œuvre de cette politique !
Nous n'avons pas à être respectueux vis-à-vis de celui qui décide et tranche toujours en faveur des grands patrons.
Vous me direz, c'est normal : ceux-ci l'ont choisi pour occuper l'Élysée et faire leur politique...
C'est donc logique que Macon les comble de cadeaux alors que des millions et des millions de Français ne mangent plus à leur faim.
Fallait-il donc, l'autre jour, partager le souper avec le Président de la République ?
Macron, et c'est bon signe, ne mesure pas son impopularité à l'attitude des syndicats. Macron est conscient que ça ne va pas durer, ça bout dans les marmites, le couvercle va sauter...
Aussi, il veille au grain : à partir d'aujourd'hui, il est interdit, sur les réseaux et les plateformes informatiques « d'appeler à la révolte », comme si les Gilets jaunes avaient attendu la permission de l'Elysée d'occuper les ronds-points, de bloquer les axes routiers et de défiler sur les Champs-Élysées !
JEAN LÉVY
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ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !
LA CGT, FORCE OUVRIÈRE ET LA CFE-CGC BOYCOTTENT LE CNR CONVOQUÉ PAR EMMANUEL MACRON
« Un CNR pour quoi faire ? », interroge auprès de l'AFP Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, « quand dans le même temps, la Première ministre annonce qu'elle va continuer à recourir au 49.3 et que le président de la République refuse d'organiser un référendum sur les retraites ».
J.L.


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