PÉTAIN/ZEMMOUR : POUR FAIRE DE LA POLITIQUE, LA JUSTICE DÉTOURNE LA LOI – Par Régis de Castelnau
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La France, toutes tendances politiques confondues, a pris la liberté d’expression en horreur. Le débat politique, mais aussi le débat historique sont devenus l’enjeu d’un concours pour savoir qui pratiquera le mieux la censure. C’est Jean-Luc Mélenchon qui vitupère la dissolution de l’association « Les soulèvements de la terre » pour bruyamment réclamer celle du groupuscule Civitas et s’attribuer le mérite de la mesure liberticide décidée par Gérald Darmanin. Respecter l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme adoptée au moment de la Révolution française, mais pourquoi faire grand Dieu ? C’est Philippe de Villiers qui charge son avocat de déposer plainte contre France Télévisions pour « négationnisme » à l’occasion d’un reportage diffusé sur une de ces chaînes considérant que le « génocide vendéen » était un concept historiquement discutable (pour le moins). Pourquoi se gêner et se priver de dire n’importe quoi pour faire le buzz ? La seule contestation d’un génocide susceptible de recevoir une qualification pénale nécessite toute une série de conditions qui ne sont bien sûres pas réunies en l’espèce. Pas plus d’ailleurs qu’elles ne sont réunies pour condamner Éric Zemmour comme nous le verrons plus loin. C’est Thierry Breton parti avec ses collaborateurs à la chasse aux propos appelant à la révolte sur les réseaux. Effondrement de la culture des libertés publiques dans ce pays.
Éric Zemmour a tort mais il n’est pas négationniste
Il arrive, assez fréquemment, qu’Éric Zemmour dise des bêtises. Son goût de la provocation, et la certitude qu’il a de mieux connaître l’histoire que ses contradicteurs, le poussent à commettre quelques imprudences. Il est récemment passé du statut de journaliste « sulfureux » pour lequel la corporation avait tout de même quelques mansuétudes, à celui d’homme politique. Et c’est fatalement une autre musique. Tous ses propos sont minutieusement décortiqués par ses adversaires, histoire de trouver le moyen de le traîner devant les tribunaux. Cette stratégie de censure dont le champ politique raffole désormais permet d’obtenir des condamnations pénalement sans grande importance, mais qui permettent de disqualifier, en tout cas dans un pays à la faible culture judiciaire comme le nôtre.
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