UKRAINE : UN CONFLIT QUI VIENT DE LOIN...la CIA a formé et équipé les agents de Kiev depuis 2014
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Ukraine : comment, depuis 2014, la CIA a formé et équipé les agents de Kiev
Une enquête du New York Times a levé le voile sur la collaboration, post-Maïdan, entre la CIA et les services ukrainiens. Un soutien qui, au-delà d’un réseau de bases «secrètes» établi à la frontière russe, a également permis aux Ukrainiens de mener des opérations clandestines en Russie avant l’éclatement du conflit.
«Un secret jalousement gardé depuis une décennie» ébruité ? Dans une enquête basée sur «200 entretiens», publiée le 26 février, le New York Times (NYT) vient mettre plus en lumière la coopération de longue date entre la CIA et le renseignement ukrainien, notamment comment Langley aurait «supporté un réseau de bases d’espionnage» au cours des huit dernières années et qui «comprend 12 lieux secrets le long de la frontière russe».
La CIA a également, «vers 2016», souligne le quotidien, «commencé à former un commando d’élite ukrainien, connu sous le nom d’Unité 2245». L’agence américaine «a également aidé à former une nouvelle génération d’espions ukrainiens qui ont opéré en Russie, en Europe, à Cuba et dans d’autres endroits où les Russes sont très présents», toujours selon le NYT.
Collaboration qui, selon la même source, aurait débuté dès le 24 février 2014, soit au lendemain du coup d’État pro-occidental de Maïdan. Au bout de dix ans, «cela a transformé l’Ukraine […] en l’un des partenaires de renseignement les plus importants de Washington contre le Kremlin aujourd’hui», stipule le média américain.
Des Ukrainiens «impatients» face aux «lignes rouges» de Washington
Si jusqu’à l’éclatement du conflit en février 2022, la CIA n’aurait pas aidé les Ukrainiens à commettre des assassinats dans le Donbass ainsi qu’en Russie, les éléments qu’elle a formés ne s’en sont pas privés. Les Ukrainiens se seraient en effet, selon le NYT, montrés «impatients» face aux «lignes rouges» américaines «qu’ils considéraient comme une prudence excessive»
Le média américain revient notamment sur l’assassinat en octobre 2016 d’Arséni Pavlov, dit «Motorola», colonel du bataillon Sparta. Opération ukrainienne qui aurait provoqué la colère de «certains conseillers» de Barack Obama, relate le quotidien, avant d’ajouter : «L’élection présidentielle opposant Donald Trump à Hillary Clinton était dans trois semaines – et les assassinats se sont poursuivis.»
En février 2017, ce fut au tour de Mikhaïl Tolstykh, alias «Givi», commandant du bataillon Somalia, d’être tué par les services ukrainiens. En réponse, les Russes auraient fait exploser la voiture du chef de l’unité 2245, Maksim Shapoval, au mois de juin suivant, alors qu’il «se rendait à Kiev pour rencontrer des officiers de la CIA», toujours selon le NYT. «À la veillée funéraire du colonel, l'ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, se tenait en deuil aux côtés du chef de station de la CIA», relate-t-il.
Des assassinats considérés comme gênants par la Maison Blanche
Le quotidien américain revient également sur un épisode auquel a pris part l’actuel chef du renseignement militaire ukrainien, le général Kirill Boudanov, «étoile montante de l’Unité 2245» que la CIA «avait formé». Sans préciser de date précise, ce dernier aurait ainsi mené «des commandos» en Crimée en 2016 afin de «placer des explosifs» sur un aérodrome de la péninsule où étaient stationnés des «hélicoptères d’attaque» russes. La mission fut un échec, et des soldats russes furent tués. Cet événement aurait provoqué la «colère» de Vladimir Poutine, assure le New York Times. «Il ne fait aucun doute que nous ne laisserons pas passer ces choses», avait alors assuré le président russe.
Vu sur l’application RT News


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