L’Occident global se heurte au mur des BRICS : bonne nouvelle pour les peuples !
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Par Joël Perichaud, secrétaire national du Pardem aux relations internationales
La mondialisation néolibérale a vécu ses plus belles années d’hégémonie. Le leadership des États-Unis est désormais en déclin, malgré les efforts de Trump pour maintenir le reste du monde sous sa domination et préserver ses appétits d’ogre. L’entrée des BRICS+ sur la scène internationale, dont les membres font front commun pour s’émanciper du dollar roi, des principes néolibéraux et pour construire une alliance dans laquelle les pays restent souverains, marque un coup d’arrêt à la mainmise des États-Unis et de leurs obligés volontaires, dont l’Union européenne. Et c’est une très bonne nouvelle pour les peuples qui subissent les effets de la domination de l’Occident global depuis des décennies.
Mais comment est-on en train de passer d’un monde unipolaire à un monde multipolaire qui se dessine et dont les forces grossissent ?
Mieux comprendre les principes et les étapes de cette progressive transformation : voilà ce que vous propose ce texte. Oui il est long, mais c’est le prix à payer pour prendre la mesure des changements de fond qu’elle implique pour les peuples, y compris pour les Français.
Un monde unipolaire
Le capitalisme néolibéral mondialisé s’est étendu partout à travers le monde au tournant des années 1990 suite à la chute du mur de Berlin, à la fin du pacte de Varsovie et à la dissolution de l’URSS. Ce fut pour l’Occident, et particulièrement pour les États-Unis, une sorte d’état de grâce. Les USA vécurent leur moment unipolaire. Il s’agissait, en s’appuyant sur une prétendue démocratie libérale et un pseudo État de droit, d’imposer une version radicale de l’individualisme libéral. Les néolibéraux imposaient aux peuples la croyance en l’existence d’un sujet humain individuel, source unique de morale, impliquant la suprématie des droits individuels sur les droits collectifs, l’autonomie et la « réalisation de l’individu » comme valeur centrale du néolibéralisme.
Ainsi, en Occident, surtout aux États-Unis, la mondialisation et la financiarisation de l’économie prirent les couleurs de l’idéologie néolibérale. La manipulation des « droits individuels » installa la primauté absolue de l’entreprise privée, de « l’expertise entrepreneuriale » et du leadership individuel. Les néolibéraux firent la promotion du désengagement et de la disparition des États-nations, du décloisonnement des institutions financières, de la déréglementation des finances et de la doctrine du ruissellement (un conte pour enfants…). Résultat : concentration du capital, des moyens de production, des grands médias et des centres de décision dans les mains d’une poignée d’ultra-riches. Une ploutocratie, constituée de 0,01 % de milliardaires apatrides, s’est installée aux commandes des économies et des pays. Concentrés en grande partie aux États-Unis, ces ploutocrates subventionnent les campagnes électorales de leurs candidats dans tous les partis : présidents, sénateurs, députés, des deux côtés de l’Atlantique et dans toute l’Union européenne.
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L'Occident global se heurte au mur des BRICS : bonne nouvelle pour les peuples !
L'entrée des BRICS+ sur la scène internationale marque un coup d'arrêt à la mainmise des États-Unis et de leurs obligés.
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