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SUR TOUS LES FRONTS :
DÉBLOQUER LA FRANCE ET SE LIBÉRER DE LA DICTATURE DE « L’ARGENT ROI »
Alors que depuis ces dernières décennies les populations occidentales étaient invitées à détourner leur regard des guerres militaires lointaines, la « guerre économique » prévalait, sans chars, ni bombes. L’Union européenne s’était drapée de la vertu de garantir la paix et la coopération, sur le sol européen. Mais l’examen des faits montre une réalité bien différente. Certes le capitalisme néolibéral a opté pour la guerre de la concurrence entre les pays tout en affaiblissant les nations, les peuples et les salariés, à coup de délocalisations et de désindustrialisations, de gel des salaires, de chômage comme mode de régulation de l’inflation, de paupérisation des services publics, de libéralisation et de privatisation, de reculs des droits sociaux entraînant l’accroissement du nombre de pauvres (plus de 10 millions en France). Mais pour autant, le capital ne s’est jamais exonéré de mener des guerres militaires.
Loin des yeux, loin du cœur. À des milliers de kilomètres de l’Europe (il est intéressant de noter comment la guerre en Yougoslavie est si souvent oubliée) et des États-Unis, les guerres et leurs cortèges de morts, de blessés, de déplacés, de destructions, se sont poursuivies en même temps que la guerre économique. Elles furent présentées aux populations occidentales comme justes et utiles : menées au nom de la démocratie pour libérer des populations lointaines de la dictature et de la misère… Le bien étant toujours du côté des guerriers-sauveurs occidentaux qui s’arrogent un droit d’ingérence au nom de la « démocratie », le mal étant lui du côté des « méchants », des autres, là-bas, ailleurs.
Du côté de l’Europe, le beau récit avait ses images et ses héros, tel un BHL (Bernard Henri Levy), chemise blanche et poitrail à l’air, soutenant les Ukrainiens qui manifestaient pour la liberté, en fait celle d’entrer dans l’Union européenne, drapeaux étoilés claquant au vent, au nom de la « Révolution orange ». Les médias, à l’unisson, saluaient cet élan démocratique, masquant ainsi la réalité d’un pays corrompu et gangréné par des organisations pronazies, ou encore des ONG défendant le droit d’ingérence… L’OTAN semblait une évidence, invincible et nécessaire. Les morts lointains étaient des dégâts collatéraux. Les guerres saintes pour évangéliser le monde entier et le convertir au modèle « démocratique », de préférence anglo-saxon, furent peu dénoncées et finalement tolérées. Et c’est toujours le cas. En réalité, le but est de faciliter et d’accélérer la mainmise sur les terres, les métaux, d’y établir des multinationales occidentales à moindre coût, de maintenir les populations locales dans la dépendance et la pauvreté pour mieux faire fructifier le capital des grands actionnaires et de leurs amis proches et bien sûr, conquérir des places géostratégiques.
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Université d'automne du Pardem les 8 et 9 novembre 2025 à Paris
Sur tous les fronts : débloquer la France et se libérer de la dictature de " l'argent roi "
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