« Comprendre la guerre pour défendre la paix » : Discussion à bâtons rompus avec Patrick Staat, secrétaire général de l’ARAC
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Alors que le chef d’état-major se pavanait au Salon des maires dans une mise en scène parfaitement calibrée pour présenter la guerre comme seul horizon pour la nation, nous avons choisi un autre chemin. Celui d’un bureau modeste, où Patrick Staat, Secrétaire général de l’ARAC, nous attendait. Une poignée de main solide, un café noir et une certitude qui tombe immédiatement
Avec lui, pas de grands effets de manche. Une vision, une méthode et un refus obstiné de se laisser enfermer dans les visions simplistes du moment. Défendre la paix aujourd’hui, explique-t-il, c’est aller à contre-courant du climat politico-médiatique qui pousse à l’alignement et à la fascination morbide pour l’économie de guerre.
Le fil rouge du XXe siècle
Très vite, Patrick Staat replace les conflits actuels dans un continuum historique. Pour lui, la guerre n’est jamais un accident moral ou diplomatique « mais un produit du capitalisme et de ses crises », dit-il, comme une évidence.
Il déroule alors une fresque rigoureuse : essor industriel de la fin du XIXe siècle, explosion du textile, du charbon, de l’acier, chemins de fer à toute vapeur. Et, dans les usines, des journées de 12 heures, aucune protection sociale, aucun droit véritable.
« Le capitalisme a utilisé la guerre pour écraser les premiers mouvements ouvriers et contenir les avancées sociales », affirme-t-il. Une phrase sèche, appuyée, que le rappel de Jaurès vient éclairer. Assassiné trois jours avant que la Première Guerre mondiale ne soit déclarée. Et, déjà à l’époque, les « élites » assurées que tout serait réglé en quelques semaines.
« L’impérialisme a toujours utilisé la guerre pour sortir des crises »
À mesure que la conversation avance, c’est une lecture matérialiste de l’histoire européenne qui prend forme.
La Première Guerre mondiale, explique-t-il, est l’aboutissement logique du partage du monde par les grandes puissances capitalistes. La Seconde en est la prolongation directe, avec un fascisme utilisé comme outil de terreur pour écraser le mouvement ouvrier et détruire les avancées démocratiques ; obtenues notamment par la crainte d’une « contagion venue depuis la Russie bolchévique ».
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