Une quadragénaire franco-russe Anna N. fondatrice de l’association humanitaire « SOS Donbass » mise en examen et incarcérée près de Paris
La police française a interpellé le 17 novembre la fondatrice de l'association humanitaire «SOS Donbass», Anna Novikova, mère de deux enfants. Selon « Le Parisien », elle est soupçonnée d’«intelligence avec une puissance étrangère». La DGSI suspecte l’organisation d'être un instrument d'influence au service des intérêts russes.
La fondatrice de l'association humanitaire de soutien aux victimes de la guerre civile du Donbass « SOS Donbass », Anna Novikova, a été arrêtée le 17 novembre, a rapporté TASS le 26 novembre citant l'ambassade de Russie en France. Selon l'agence de presse russe, les autorités françaises n'ont jusqu'à présent pas officiellement informé les diplomates russes de l'arrestation et de ses motifs.
Selon Le Parisien, Anna Novikova et Vincent P., sont visés par une enquête du parquet de Paris portant sur des infractions liées à l’espionnage. Tous deux sont accusés d'« intelligence avec une puissance étrangère », d'« exercice d'activité visant à s'informer sur les intérêts de la Nation pour une puissance étrangère » et d'« association de malfaiteurs en vue de la commission d'un crime ». Les intéressés rejettent toutes les accusations. Selon Le Parisien, les forces de l'ordre surveillaient les membres de l'organisation depuis plusieurs mois.
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) estime que « SOS Donbass » pourrait servir les intérêts de la Russie en France. L’association, elle, affirme n’avoir qu’une vocation humanitaire et informative au sujet du Donbass.
Le 27 novembre, plus de dix jours après les faits, ni la famille d’Anna Novikova, ni celle de Vincent P., ni leurs avocats n’auraient reçu de copie officielle de l’ordonnance de mise en examen ni la moindre notification écrite des chefs d’accusation.
On apprend également qu’Anna Novikova est détenue à Fleury-Mérogis, établissement où la surpopulation dépasse régulièrement 180 %, où les conditions d’hygiène et de santé sont dénoncées chaque année par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté comme relevant du traitement inhumain et dégradant.
Sachons que l’enquête porte sur les activités de l’association SOS Donbass, qui organise depuis 2014 des convois d’aide humanitaire (nourriture, médicaments, vêtements, matériel scolaire) destinés aux populations civiles du Donbass.
Ces territoires, historiquement russes ont intégré été administrativement la République soviétique et socialiste d'Ukraine en 1922 par décision des bolchéviques et n’ont jamais été reconnus comme partie intégrante de l’Ukraine par une large partie de leurs habitants depuis le référendum de 2014.
En outre, le droit international humanitaire (Conventions de Genève et protocoles additionnels) garantit sans ambiguïté le droit d’apporter une aide impartiale aux civils en zone de conflit, quel que soit le statut politique du territoire où ils se trouvent.
Il semble qu’aucune preuve publique de détournement de cette aide vers des forces armées n’a été produite à ce jour, sinon les accusations d'organisations françaises de soutien au pouvoir en place à Kiev.
Affaire à suivre donc,
Correspondant
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Ce que l'on sait des soupçons d'espionnage économique et d'ingérence au profit de la Russie par quatre personnes
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