BRANDT n'est pas morte de sa belle mort, on l'a assassinée – Par Natacha Polony
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Les responsables sont nombreux. D'abord le bourreau, le tribunal aux affaires économiques, nouvelle juridiction technocratique inventée par Macron, Borne et Dupond-Moretti, qui, contrairement aux tribunaux de commerce dont les juges sont des entrepreneurs, n'a pas pris en compte la situation globale, mais a appliqué aveuglément un droit absurde.
Ensuite, il y a le commanditaire : la source de ce droit absurde. J'ai nommé le dogme de la sacro-sainte concurrence qui reste, quoiqu'on en dise, au cœur du logiciel du droit européen, et celui de la libre circulation des marchandises qui nous a fait signer des traités de libre-échange avec des pays tiers comme la Turquie, d’où vient désormais une grande part de notre électroménager.
Enfin, il y a les complices : le Gouvernement et la direction de l'entreprise, qui ne veulent pas entendre parler d'une SCOP. Imaginez-vous : cela pourrait marcher, comme pour Duralex ! Ça donnerait de mauvaises idées à d'autres !
Il est temps de changer totalement de point de vue. Les règles absurdes issues de la religion bruxelloise de la concurrence doivent être abandonnées au profit d'un seul et unique objectif, devenu vital pour le pays : le maintien de l'activité et de l'emploi. Les collectivités territoriales sont déjà dans cet esprit, les Français aussi. Il faut désormais que l'État prenne ses responsabilités et agisse au lieu de regarder l'industrie française mourir. A-t-on jamais vu un médecin refuser de sauver un patient en détresse parce qu'une règle absurde s'y opposerait ?
Natacha POLONY
Journaliste
Sur Facebook
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Brandt. La CGT dit NON à la liquidation judiciaire de Brandt, au licenciement de plus de 600 salariés, et au saccage de notre industrie en France
Une fois de plus, notre industrie et notre savoir-faire sur le territoire Français viennent de subir une nouvelle attaque du capitalisme mortifère. Plus de 600 salariés viennent d’apprendre, à 15 jours des fêtes de fin d’année, la décision du tribunal qui n’a pas validé la proposition de reprise en SCOP par le groupe REVIVE.
Si nous avions déjà dénoncé dans un communiqué précédent le plan de licenciements annoncé dans le cadre d’une telle reprise, traitant comme des mouchoirs usagers plus de 600 salariés et leur famille ; cette décision inacceptable et scandaleuse détruit encore une fois nos territoires et son tissu industriel, les services publics ainsi que les emplois, alors que les besoins en matériels électroménagers existent en France et dans le
monde.
La CGT appelle l’ensemble des salariés à poursuivre la mobilisation et demande au procureur de la République de faire appel de cette décision.
Nous exigeons que l’État, au-delà des discours, s’engage véritablement dans ce dossier pour maintenir l’activité de cette entreprise centenaire et garantir l’ensemble des emplois actuels.
Nous apportons tout notre soutien à l’ensemble des travailleuses, des travailleurs et de leur famille victimes de cette effroyable décision et nous nous tenons à leur disposition pour construire la lutte et la résistance.
Montreuil, le 12 décembre 2025
Déclaration commune de :
-La Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT
-du Comité Régional CGT Centre Val de Loire
-L'Union Départementale CGT du Loiret
-L'Union Départementale CGT du Loir et Cher


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