L’ANTICOMMUNISME : boussole de la droite francilienne et boulet des « communistes » institutionnels
/image%2F1449569%2F20251228%2Fob_02831f_jeunesse-du-monde-vu-blog.jpg)
Par Jérémy C.
Le Tour de France de l’anticommunisme 2025, débuté le 23 août dans la ville de Saint-Raphaël par l’érection d’un monument aux “victimes du totalitarisme communiste”, fait étape en région parisienne avant son arrivée en fanfare programmée dans la municipalité RN d’Hénin-Beaumont (1).
Selon un communiqué du groupe PCF siégeant au conseil régional daté du 17 décembre, ledit conseil aurait adopté, dans le cadre de ses débats sur le budget 2026, un amendement pour le moins suspect. Comme le rapportent les élus “communistes” : “sous couvert de promouvoir le travail mémoriel – indispensable – sur les crimes commis par les régimes se réclamant du communisme en Europe, la droite régionale propose de nouer des partenariats pédagogiques entre les lycées franciliens et des institutions infréquentables”. Il est en effet question, pour l’institution régionale, de lier nos établissements scolaires à deux “musées” placés sous la direction directe de réactionnaires déclarés : la “Maison de la Terreur”, située dans la capitale hongroise et le “musée de l’Occupation de la Lettonie”.
La droite francilienne et ses amis nazis
La « Maison de la Terreur », fondée à l’initiative de Viktor Orbán et dirigée depuis sa fondation par l’historienne et militante anticommuniste Mária Schmidt, est supposée placer sur le même plan le régime des Croix fléchées (du nom du parti nazi local) et celui de la Hongrie populaire lui ayant succédé. Cette présentation sous forme d’équivalence est infamante pour les communistes, mais pas surprenante de la part d’une pseudo-historienne minimisant la responsabilité des fascistes locaux dans l’extermination de plus d’un demi-million de juifs hongrois (2). Le problème, c’est qu’il ne s’agit justement que de la “présentation” dudit “musée”, qui n’est qu’un outil de propagande anticommuniste du régime d’Orbán. Quiconque l’a visité peut en témoigner. Dans ce musée “à l’américaine”, les crimes imputés aux communistes y sont surreprésentés, dramatisés et mis en scène de façon spectaculaire. D’autre part, les atrocités commises par le régime fasciste des Croix fléchées y sont minimisées, reléguées à l’arrière-plan, voire esthétisées au point que l’espace qui leur est accordé ne constitue qu’une partie infime du parcours des visiteurs. Un dernier tour à la librairie, truffée d’ouvrages des diverses nuances de l’extrême droite européenne, finira de convaincre le visiteur de la partialité du lieu.
LIRE LA SUITE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)