La guerre centenaire de l’Occident contre la RUSSIE [3]
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Par Thomas Fazi
La confrontation actuelle entre l’OTAN et la Russie n’est que le dernier chapitre d’une campagne centenaire menée par l’Occident pour affaiblir, isoler et contenir la Russie.
Après la guerre froide, Washington a vu une occasion de résoudre une fois pour toutes le «problème russe»
La fin de la guerre froide a offert une occasion historique de réunifier l’Europe et de mettre fin à la «guerre civile européenne» qui ravageait le continent depuis 1914, pour rechercher une paix durable avec la Russie, grâce à une démilitarisation collective et au renforcement des liens économiques, politiques et culturels entre l’Europe et la Russie.
En 1989, à la chute du mur de Berlin, les dirigeants et la société russes ont clairement exprimé leur désir de faire à nouveau partie de l’Europe. Cette aspiration, incarnée par la vision de Mikhaïl Gorbatchev d’une «maison européenne commune», a été largement partagée. Cette idée s’inspirait des accords d’Helsinki de 1975, un accord historique signé par 35 États pour améliorer les relations entre l’Est et l’Ouest. À cette fin, les dirigeants soviétiques ont fait preuve d’une extraordinaire volonté de coopération, notamment en retirant leurs troupes non seulement d’Allemagne de l’Est, mais aussi de toute la sphère d’influence soviétique en Europe de l’Est. Jamais auparavant une grande puissance n’avait renoncé à autant, aussi rapidement, pour la seule promesse de la paix et d’un partenariat avec l’Occident, et en particulier avec l’Allemagne.
Pourtant, cet esprit d’ouverture n’a pas été partagée par les dirigeants occidentaux. La France et la Grande-Bretagne se sont d’abord opposées à la réunification, et les États-Unis n’ont fini par l’accepter qu’à condition que l’Allemagne reste membre de l’OTAN et continue d’accueillir des troupes et des armes nucléaires américaines. Finalement, c’est l’Union soviétique qui a ouvert la voie à la réunification en acceptant ces conditions et en démantelant unilatéralement sa présence militaire. En échange, les dirigeants occidentaux ont donné de nombreuses et solennelles assurances verbales et écrites aux dirigeants soviétiques que l’OTAN ne s’étendrait pas «d’un pouce vers l’est» au-delà de l’Allemagne réunifiée, promesses toutefois rapidement trahies par les dirigeants occidentaux.
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La guerre centenaire de l'Occident contre la Russie - Part. 3 - Réseau International
par Thomas Fazi. Lorsque le mur de Berlin est tombé en 1989, puis que l'Union soviétique a disparu deux ans plus tard, Washington s'est aussitôt empressé de saisir l'occasion unique d'étendre ...
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