TOUCHE PAS A MON POTE BIBI ! – Par Jack DION
/image%2F1449569%2F20251219%2Fob_d18630_point-de-vue-jack-dion.jpg)
À défaut de prendre des sanctions contre Israël, Donald Trump a décidé de s’attaquer à ceux qui ont l’audace, voire le courage, de condamner Benyamin Netanyahou et ses alliés d’extrême droite : les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI). Cette institution ayant rejeté une demande d’Israël qui contestait la compétence de la CPI pour enquêter sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis à Gaza, les Etats-Unis ont immédiatement réagi en annonçant une série de sanctions contre deux juges de la CPI.
Cette fois, ce sont Gocha Lordkipanidze, ancien ministre de la justice de Géorgie, et Erdenebalsuren Damdin, de Mongolie, qui sont visés. Leur crime ? Avoir voté avec la majorité de la Cour pour refuser la pression d’Israël. Cela ne pardonne pas. Les deux juges sont donc interdits de séjour aux États-Unis et toute transaction immobilière ou financière impliquant des entreprises américaines leur sera prohibée.
Ils viennent rejoindre la liste des personnes soumis à des mesures de rétorsion de la part des Etats-Unis, dont le juge français Nicolas Guillou, dont j’ai déjà parlé. On pourrait également citer le traitement réservé à la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, victime de représailles administratives américaines destinées à l’empêcher de remplir sa mission, sans pour autant ébranler ses convictions et son engagement.
Du haut de sa superbe impériale, le secrétaire d’État Marco Rubio affirme : « Nous ne tolérerons pas les abus de pouvoir de la CPI qui violent la souveraineté des Etats-Unis et d’Israël et soumettent à tort des ressortissants américains et israéliens à la juridiction de la CPI ». Ce à quoi la CPI rétorque : « De telles mesures, ciblant des juges et des procureurs élus par les États parties, portent atteinte à l’état de droit ». Et d’ajouter : « Lorsque des acteurs judiciaires sont menacés pour avoir appliqué le droit, c’est l’ordre juridique international lui-même qui est mis en péril ». Il l’est, en effet, et l’on s’étonne que les membres de l’Union Européenne se plient à un tel diktat.
En attendant, il en est un qui ne cache pas sa joie : Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre a déclaré : « Israël apprécie le leadership décisif et les actes forts du secrétaire d’Etat ainsi que la détermination des États-Unis…à lutter contre le fléau de l’usage du droit comme arme ». Il est vrai qu’entre le droit et l’arme de la force, Israël a choisi depuis longtemps.
Jack DION
Journaliste
SOURCE : Facebook
/image%2F1449569%2F20251219%2Fob_2b6c4d_cpi.jpg)
Washington sanctionne deux nouveaux juges de la CPI pour leur enquête sur Israël
Les États-Unis ont annoncé des sanctions visant deux juges de la Cour pénale internationale impliqués dans des enquêtes liées à Israël, accusés par Washington d’actions «incompatibles» avec les intérêts américains et alliés. Cette décision intervient alors que la CPI examine des accusations de crimes de guerre dans les territoires palestiniens.


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)