La GUERRE des USA contre le VENEZUELA se mène aussi à TÉHÉRAN
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Par Jérémy C.
En ce début d’année 2026, deux nations riches en hydrocarbures et historiquement opposées à Washington se retrouvent simultanément portées sur le devant de la scène politique internationale du fait de déstabilisations importantes de leurs gouvernements respectifs. Si l’on s’en réfère à la presse bourgeoise, aucun lien ne serait à établir entre les situations des deux pays. Il ne se trouve d’ailleurs personne pour pointer la concomitance des événements se déroulant sous nos yeux.
Surprenante concomitance
Au Venezuela, l’intervention américaine est d’une clarté brutale. Les administrations étasuniennes successives ont mené une véritable guerre hybride contre la révolution bolivarienne, marquée par une infinité de sanctions économiques unilatérales, un embargo pétrolier et une présence navale accrue dans les Caraïbes. Cette campagne vingtenaire a culminé avec le déclenchement de l’opération « Southern Spear » (Lance du Sud), initialement supposée se limiter à l’assassinat de narcotrafiquants présumés sans autre forme de procès, s’étant depuis transformée en opération de blocus pétrolier du pays ponctuée par l’enlèvement brutal du Président Nicolas Maduro au terme de bombardements sur la capitale vénézuélienne. Cette escalade s’inscrit dans une stratégie assumée de pression sur les autorités vénézuéliennes et de recolonisation du pays afin de s’approprier les ressources pétrolières locales.
En Iran, la dynamique est plus complexe et plus diffuse. Depuis fin décembre 2025 et la chute vertigineuse de la valeur du rial iranien, une importante vague de manifestations traverse le pays, rapidement transformée en lutte ouverte et violente contre le pouvoir théocratique. La principale source relayée par la presse, l’ONG au financement plus qu’opaque « Iran Human Rights », annonce plusieurs centaines de morts, tout en soulignant que les chiffres réels s’élèveraient en réalité à plusieurs milliers de victimes de la répression. Les autorités iraniennes, pour leur part, présentent ce mouvement comme une manipulation orchestrée par des puissances étrangères — notamment les États-Unis et Israël — visant à déstabiliser la République islamique, et elles n’hésitent pas à lier les violences à des actes d’ingérence, y compris impliquant des groupements terroristes tels que l’État islamique [1]. Au demeurant, le compte X du Mossad en langue persane invitait ouvertement le peuple iranien à descendre « dans la rue. Il est temps » tout en affirmant être présents « pas seulement de loin et en paroles » mais également « sur le terrain. »[2]. Washington n’est pas en reste, Donald Trump multipliant les déclarations de soutien et les promesses d’aide logistique à l’opposition iranienne. Parallèlement, la presse internationale signale des rassemblements de masse pro-gouvernementaux, indiquant une division réelle du pays et une polarisation accrue de la vie politique locale.
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La guerre des USA contre le Venezuela se mène aussi à Téhéran - Jeunesse du monde
À première vue, ces deux crises semblent opposer des réalités très différentes : une intervention militaire ouverte d'un côté, et une contestation interne instrumentalisée politiquement de...
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