Les RICHES et le « SOCIALISME » de Jérôme GUEDJ, député PS
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« On a besoin de riches, qui contribuent à la justice fiscale ».
Cette phrase de Jérôme Guedj, candidat hollando-macroniste à la présidentielle, est grave.
Inversion des termes hallucinante : les riches SONT la raison pour laquelle on a besoin de justice fiscale, par définition. C'est comme dire qu'on a besoin de poussière pour laver nos vêtements ensuite.
Aujourd'hui 10% de la population, privilégiée, récupère 25% des revenus du pays pour soi. Ça heurte le sentiment de justice le plus élémentaire, ce qui sépare l'humain du tabouret ou du bégonia.
Mais pourquoi y a-t-il des riches ? Car il y a des pauvres, payés sous la valeur de leur travail, permettant aux propriétaires de capitaux de percevoir des revenus sans travailler. C'est un problème.
Cette observation peut être décalée dans le temps : on devient riche en n'ayant rigoureusement rien accompli, par le biais de l'héritage. Techniquement, là, tout ce que touche le riche est soustrait au bien commun. C'est un problème.
D'ailleurs, au long du 20e siècle, on a réduit les écarts de revenus en sortant des millions d'individus de la misère, par l'impôt et la cotisation sociale. Moins de riches nous offert plus de richesse collective.
Chaque euro capté par les riches (oui, capté : aucun n'est "1000 fois plus productif" que les salariés de son entreprise) est soustrait au corps social. Car les riches ne consomment pas juste : ils DÉCIDENT où investir l'argent, donc les projets qui ont le droit d'exister et ceux qui ne voient pas le jour.
À ce titre, les riches français coûtent cher. Il y a dans chaque entreprise, à chaque conseil d'administration, un ou une n°2 qui ferait un aussi bon travail pour moins cher.
Et que fait-on des recettes de l'imposition des riches ? On compense les dégâts de délocalisations, d'accumulation inégale, de concentration du capital sur certains territoires, de la pollution effroyable de leur vie quotidienne... on répare les choix des riches.
Mieux encore : on assure une main-d’œuvre qualifiée et en bonne santé, qui va... enrichir les propriétaires par son travail. Donc les impôts des riches sont pour part un simple investissement.
Le "socialisme" de Jérôme Guedj est aujourd'hui plus près de Guizot et de Thatcher que de Marx, Michel, Jaurès, Blum, Pivert ou Mendès-France.
Le grand Jaurès s'exclamait : "entre les deux classes, c'est une lutte incessante du salarié, qui veut élever son salaire, et du capitaliste qui veut le réduire ; du salarié qui veut affirmer sa liberté et du capitaliste qui veut le tenir dans la dépendance". Ce qu'a l'un est mathématiquement pris à l'autre. Il ajoutait qu'il n'y a socialisme que si "les salariés espèrent l'avènement d'un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d'être particulière et privée, deviendra sociale".
Au-delà de l'erreur matérielle et morale, c'est donc une erreur politique qui banalise l'ordre du monde. "On ne peut rien faire, impossible, c'est comme ça", disaient toujours les conservateurs. "On ne peut pas faire le SMIC, l'hôpital public, les HLM, les retraites..." protestent-ils. J'imagine qu'il y avait déjà un homo erectus pour nous qu'on raconter qu'on ne saurait jamais domestiquer le feu !
Mon socialisme n'aime pas les riches, pas pour leur personne - ils sont sans doute très sympathiques - mais pour les conséquences sociales néfaste de leurs choix et de leur mode de vie. Il faut moins de riches.
Vu sur la page Facebook d’Hadrien CLOUET, député LFI de Haute-Garonne


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