ARGENTINE : grève générale et manifestation contre la destruction du code du travail par le régime d’extrême droite de Milei
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Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Buenos Aires vendredi pour protester contre la réforme du travail promue par le président Javier Milei, dans un contexte de répression policière avérée.
Des images diffusées par les médias locaux montrent les forces de sécurité repoussant, frappant et utilisant du gaz poivre contre des personnes qui tentaient de bloquer des axes routiers importants de la capitale. Des affrontements et d’importantes perturbations de la circulation ont été signalés sur l’avenue Corrientes et l’emblématique avenue du 9 Julio.
La mobilisation a été lancée par le Front syndical uni (FreSU), qui regroupe les syndicats des transports, les fonctionnaires et les mouvements sociaux. La fermeture de l’entreprise FATE, qui a entraîné le chômage de près de 1 000 travailleurs, a été l’un des éléments déclencheurs du mécontentement, dans un contexte de libéralisation des échanges promue par le gouvernement.
Ce mouvement traduit pour la France des travailleurs deux enseignements qui doivent être largement diffusés :
- la droite et l’extrême droite ont partout le même programme antipopulaire : renforcer et durcir l’exploitation capitaliste en détruisant les droits des travailleurs et leurs salaires. Sous prétexte de libéralisme, c’est la casse de la durée du temps de travail et donc des salaires qui y sont liés, c’est la casse de la sécurité sociale protégeant contre la maladie, c’est la casse des droits collectifs pour mettre chaque travailleur sous la pression de son employeur. Milei en Argentine, Bardella Le Pen en France en duo avec Macron, c’est les mêmes « réformes » passéistes et réactionnaires de destruction de tout ce qui permet aux travailleurs d’avoir une vie digne, et d’envisager une rémunération minimale de leur travail.
- dans un système capitaliste verrouillant le pouvoir de façon totalitaire dans les mains de l’oligarchie et de ses relais politiques du parti unique de la bourgeoisie – du centre à l’extrême droite – c’est aux travailleurs avec leurs syndicats de construire le rapport des forces. À la base, dans le tous ensemble et en même temps. La solution ne se trouve pas dans un pseudo dialogue social mais bien dans l’organisation de la lutte des classes. En France l’exemple de la lutte contre la contre-réforme des retraites, calqué sur le calendrier des députés PS sous la décision de la CFDT et de l’état-major CGT la suivant, s’est soldé par un 49.3 imposant cette réforme pourtant ultra minoritaire. Certes le rapport de force ne se décrète pas, il ne se proclame pas par les états-majors syndicaux, mais il se construit à la base, syndicalement et politiquement. C’est d’ailleurs là la seule façon de construire les digues solides face à l’extrême droite, la réaction et la fascisation.
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