Que reste-t-il de la GAUCHE après les élections locales en BOLIVIE ?
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Le Mouvement vers le socialisme-Instrument politique pour la souveraineté des peuples (MAS-IPSP) n'a pas survécu à la guerre des chefs. Ce parti, jadis puissant, incarnant la lutte des peuples autochtones pour l'autodétermination et une alternative socialiste au néolibéralisme, n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même.
Que reste-t-il de cet espace politique après les élections locales en Bolivie ?
Article et traduction Nicolas Maury
Les élections locales boliviennes se sont déroulées du 22 mars au 19 avril afin d'élire :
– Les neuf gouverneurs des départements ou régions.
– Les membres des assemblées des neuf départements ou régions.
– Les vice-gouverneurs des départements de Santa Cruz, Tarija, Pando et Beni, ainsi que les sous-gouverneurs et les corregidores du département de Beni.
– 335 maires et 2 044 conseillers municipaux.
La participation a progressé avec 86,74 % de votants.
Le scrutin local montre que l’échiquier politique se recompose après tout ce qui s’est passé ces dernières années.
Quelques analyses :
Le MAS-IPSP disparaît, la gauche se réorganise autour d'une multitude d'organisations.
Fini le temps où un parti, le MAS-IPSP, était capable d'offrir un espace politique unifié pour la gauche et le mouvement indigéniste. Lors de ce scrutin, le MAS-IPSP était affilié à l'Alliance unie pour les peuples (A-UPP). C’est la première fois en 25 ans que le MAS-IPSP ne participe pas, en tant que parti, à une élection. Sa participation s’est faite au sein d’une alliance qui n’a utilisé aucun symbole du MAS (drapeau ou couleurs distinctives) ni pendant la campagne ni sur les bulletins de vote.
Le mouvement d'Evo Morales, force majoritaire au sein du paysage politique populaire/autochtone, ne pouvait pas participer aux élections et a conclu un accord avec le parti MORENA. Moins de 24 heures avant la date limite d'inscription des candidats, le Tribunal suprême électoral (TSE) a arbitrairement déclaré MORENA inéligible aux élections. Tous les candidats de ce courant politique ont dû trouver une autre affiliation politique en quelques heures seulement. Ils ont rejoint l'A-UPP (Alliance unie pour les peuples), une alliance qui comprenait le MAS-IPSP et dont la formation n'a pas été sans difficultés. Par conséquent, pour comprendre les performances électorales du bloc populaire/autochtone, il est nécessaire d'examiner un large éventail d'affiliations et de partis à travers le pays.
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Que reste-t-il de la gauche après les élections locales en Bolivie ?
Le Mouvement vers le socialisme-Instrument politique pour la souveraineté des peuples (MAS-IPSP) n'a pas survécu à la guerre des chefs. Ce parti, jadis puissant, incarnant la lutte des peuples ...


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