CESSEZ-LE-FEU ? 900 morts à Gaza guerre au Liban... une étrange conception de la paix
À Gaza comme au Liban, les « cessez-le-feu » existent surtout sur le papier. Frappes, drones, incursions terrestres et centaines de morts sont la réalité. Il faut avoir le courage de nommer les choses : c'est la continuation masquée de la guerre et pas une trêve.
Par Georges Renard-Kuzmanovic
À Gaza comme au Liban, les responsables occidentaux continuent de parler de « cessez-le-feu ». Les communiqués diplomatiques se succèdent, les médiateurs internationaux se félicitent de préserver des mécanismes de désescalade et les chancelleries multiplient les appels à la retenue. Pourtant, sur le terrain, les populations concernées peinent à comprendre ce que signifie encore ce mot.
À Gaza, où un cessez-le-feu est officiellement entré en vigueur au printemps 2026 après plusieurs années de guerre dévastatrice, les combats ont certes diminué d'intensité, mais la violence ne s'est jamais réellement arrêtée. Selon notre comptage, depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, plus de 900 Palestiniens ont été tués et plus de 3 000 blessés lors d'opérations militaires israéliennes, de frappes, de tirs ou d'incidents armés divers. Parmi les victimes figurent de très nombreux civils et, une fois encore, de nombreux enfants. Les destructions continuent, les déplacements de population se poursuivent et la bande de Gaza demeure plongée dans une crise humanitaire majeure. Lorsque plusieurs centaines de personnes meurent après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, la question mérite d'être posée, s'agit-il encore réellement d'un cessez-le-feu ou ou s'agit-il de la continuation de la guerre mais de manière « masquée» ?
La même interrogation se pose aujourd'hui au Liban. Officiellement, un cessez-le-feu demeure en vigueur entre Israël et le Hezbollah. La trêve annoncée au mois d'avril 2026, sous médiation américaine, devait permettre de mettre fin à plusieurs mois d'affrontements particulièrement violents le long de la frontière israélo-libanaise. Présentée comme une étape vers une stabilisation durable de la région, elle a été prolongée à plusieurs reprises. Sur le papier, les hostilités auraient donc dû cesser. Dans la réalité, elles n'ont jamais véritablement disparu.
Mieux (ou pire) Benjamin Netanyahou s'est venté ce week-end que des unités de l'armée israélienne avaient dépassé la limite du fleuve Litani – un des objectifs des Ultras en Israël et défenseur du concept de Grand Israël est l'extension d'Israël sur sa frontière nord jusqu'au fleuve Litani.
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