Francesca Albanese répond à ses détracteurs
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Le 23 mars 2026, la rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, a publié un nouveau rapport — « Torture and genocide » — qui étaye la qualification de génocide dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Elle y établit un enchaînement précis : depuis le 7 octobre 2023, la torture est utilisée de manière systématique — dans les prisons, y compris contre des mineurs — puis s’étend hors des lieux de détention. À cela s’ajoutent les bombardements, les déplacements forcés et la destruction des conditions de vie. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique : la contrainte s’exerce sur les corps comme sur les conditions d’existence, jusqu’au seuil du génocide. Le rapport a été rejeté par les autorités israéliennes et contesté par plusieurs gouvernements occidentaux. En France, en février 2026, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot avait appelé à la démission de Mme Albanese en s’appuyant sur des propos déformés. Dans un texte paru dans le Monde diplomatique du mois de Mars 2026 analyse ces attaques, violentes, comme un moyen d’éluder le contenu de ses travaux.
Réponse à mes détracteurs
Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire (1). Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.
Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.
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Francesca Albanese répond à ses détracteurs
Certains États préfèrent s'en prendre à la messagère plutôt que d'essayer de réfuter le message.
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