CUBA COOPÉRATION : Revue de presse du jeudi 27 août 2026
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La commune, cœur de la société et de l’économie !
L’économie cubaine, la population souffrent des attaques incessantes du gouvernement des États-Unis. Après celles dramatiquement ressenties de l’énergie, de nouvelles mesures ont été prises contre les possibles fournitures de produits alimentaires à l’Île. « Après le pétrole, l’asphyxie alimentaire » ont titré de très nombreux médias ! Attitude criminelle !
Face à cette guerre, qui ne dit pas son nom, nos amis cubains et leur gouvernement mettent tout en œuvre pour trouver les opportunités, non seulement de résister, mais de grandir, d’avancer. Les transformations économiques et sociales mises en œuvre constituent une réponse audacieuse et souveraine. Elle fait suite au processus de mise à jour, de perfectionnement du modèle économique cubain lancé en 2011 et approfondi à partir de 2021.
Un des projets engagés, qu’ils déploient le plus largement et rapidement possible, c’est donner plus de possibilités, plus de facultés aux municipalités. Orientation pas totalement nouvelle, mais qui s’est heurtée à la tutelle exercée par le niveau central ou supérieur…
Aujourd’hui cette autonomie bénéficie d’un fondement juridique récemment adopté. Il vise à protéger les actions de ceux qui décident du destin de ces collectivités. La commune est reconnue comme le cœur de la société et de l’économie de la nation. Elle se doit d’exploiter au maximum les potentiels existants et la loi lui en donne les moyens afin de bien gérer les ressources humaines et matérielles, rendre l’économie efficace, produire des richesses, les distribuer et préserver les acquis sociaux.
Pour notre association, dont l’un des buts essentiels est la réalisation de projets de coopération, cette orientation devrait avoir des conséquences positives, tant nos relations avec les collectivités cubaines sont étroites. En même temps que nous développons nos actions de solidarité, nous voulons travailler à ce chantier important pour la vie de la population cubaine. Pour tout cela, votre contribution est utile. (Pour des informations détaillées sur le sujet, lire l’article que nous avons publié hier)
« Cuba n’est pas au bord de l’effondrement » dixit le Président Diaz Canel, « la situation est complexe, mais la créativité est immense et elle s’ajoute à la capacité héroïque de résistance du peuple cubain ».
Bonne lecture de ces nouvelles collectées à votre intention.
Bonne semaine à vous,
Bien cordialement,
Roger Grevoul
Président Fondateur de Cuba Coopération France
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Revue de presse du jeudi 27 août 2026
Plus de deux cents jours sous siège énergétique : l’asphyxie silencieuse d’un peuple
Jusqu’à présent en 2026, Cuba n’a reçu qu’une seule cargaison de pétrole : environ 100 000 tonnes de pétrole brut données par la Russie, rien de plus. Plus de 1 400 mégawatts de capacité installée restent inactifs en raison du manque de pétrole brut, le système électrique est soutenu par ce que l’île produit en interne : pétrole brut national, gaz accompagnant les puits et sources renouvelables, mais ce n’est pas suffisant.
Les coupures de courant se sont prolongées. Dans de nombreuses régions du pays, les pannes dépassent 22 heures par jour, les transports en commun ont été drastiquement réduits, les cours se tiennent à distance lorsque l’électricité le permet.
Mais l’impact le plus profond ne se mesure pas en mégawatts, il se mesure en vies humaines : plus de 32 800 femmes enceintes font face à des risques supplémentaires liés au manque d’électricité qui affecte les systèmes de santé.
Dans le système de santé, qui a été pendant des décennies la fierté de l’île et un exemple pour l’Amérique latine, les hôpitaux fonctionnent avec des générateurs qui consomment le carburant qui n’arrive pas, les unités de soins intensifs fonctionnent à la limite, les ambulances circulent avec un rationnement extrême.
Le désespoir a un visage : des mères qui ne peuvent pas cuisiner, des malades qui ne peuvent pas réfrigérer leurs médicaments, des personnes âgées et des enfants qui ont enduré la chaleur tropicale sans ventilation.
www.granma.cu/mundo/2026-08-17/doscientos-dias-bajo-el-cerco-la-asfixia-silenciosa-de-un-pueblo-17-08-2026-12-08-53
Vu de Cuba
Díaz-Canel félicite les femmes cubaines
« Notre accolade et notre reconnaissance aux femmes cubaines qui nous inspirent tant par leur travail, au-delà de toute difficulté. »
C’est ce qu’a écrit le Premier Secrétaire du Comité central du Parti et Président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, à son compte rendu dans X à l’occasion du 66e anniversaire de la Fédération des femmes cubaines.
Le président cubain a également souligné : « Nous comptons sur vous pour toutes les tâches de la Révolution. »
Le président cubain a terminé en se souvenant du Leader historique de la Révolution : « Comme l’a dit Fidel : ’la femme de ce peuple est invincible.’ »
www.granma.cu/cuba/2026-08-23/felicita-diaz-canel-a-las-mujeres-cubanas-23-08-2026-11-08-06
Le ministre cubain des Affaires étrangères dénonce les nouvelles mesures américaines contre les entités cubaines et les directeurs et responsables de l’ICAP
Le secrétaire d’État américain continue de punir les entreprises cubaines dans le but délibéré d’affecter l’économie du pays et d’empêcher le gouvernement cubain de garantir des services de base à la population, déjà dans une situation critique à cause du blocus.
Cela a été dénoncé ce jeudi 20 août par le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla sur son compte sur le réseau social X, faisant référence aux mesures que l’administration américaine maintient contre l’île.
Dans son message, le ministre des Affaires étrangères a souligné que, en particulier, le transport de conteneurs contenant de la nourriture, des médicaments et des dispositifs médicaux, principalement acquis par des MPME cubaines privées, est entravé.
Rodríguez Parrilla a ajouté que, dans son obsession avortée contre Cuba, le gouvernement américain intègre désormais des directeurs et des responsables de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), une institution qui, depuis plus de six décennies, promeut l’amitié, la solidarité internationale, la justice et la paix, à l’opposé de ce que le secrétaire d’État a toujours promu dans sa politique corrompue.
www.granma.cu/mundo/2026-08-20/denuncia-canciller-cubano-nuevas-medidas-de-ee-uu-contra-entidades-y-personas-de-la-mayor-de-las-antillas
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Revue de presse du jeudi 27 août 2026 - Association Cuba Coopération France
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Turkish Airlines relance sa liaison avec La Havane malgré la crise du kérosène à Cuba
Après plus de six mois d’interruption, Turkish Airlines prévoit de reprendre sa liaison entre Istanbul et La Havane le 25 octobre 2026. La compagnie turque programmera trois rotations hebdomadaires en Boeing 787-9, alors que la disponibilité du Jet A-1 demeure une contrainte opérationnelle majeure à l’aéroport José-Martí.
Turkish Airlines remet Cuba sur sa carte long-courrier. La compagnie nationale turque prévoit de relancer, à compter du 25 octobre, ses vols entre son hub d’Istanbul Airport et La Havane, suspendus depuis la fin mars dans le contexte de pénurie de carburant aéronautique sur l’île et de baisse de la demande touristique. Le transporteur prévoit trois fréquences par semaine, les mercredi, vendredi et dimanche, opérées en Boeing 787-9 Dreamliner. Les deux sens sont déposés comme des vols sans escale au moins jusqu’au 5 mars 2027..
Istanbul–La Havane en Boeing 787-9
La reprise constitue un retour stratégique sur un marché caribéen devenu particulièrement difficile pour les opérateurs long-courriers. La distance et le profil de mission imposent une gestion fine des réserves de carburant : l’impossibilité, ou l’incertitude, de faire le plein à destination transforme immédiatement l’exploitation d’une liaison intercontinentale en équation économique et opérationnelle plus coûteuse.
Le Boeing 787-9, appareil de nouvelle génération et pilier de la flotte long-courrier de Turkish Airlines, doit assurer une durée de trajet d’environ treize heures. Le programme relancera également les possibilités de correspondances via Istanbul, notamment depuis la Russie. Le système de réservation de Turkish Airlines propose déjà des itinéraires Moscou-Vnoukovo–La Havane via Istanbul ; ch-aviation relève qu’aucune liaison directe Russie–Cuba ne semble alors assurée, après les arrêts d’Aeroflot, Rossiya et Nordwind dans le contexte de crise énergétique cubaine. Cette dimension de correspondance est importante : l’aéroport d’Istanbul permet à Turkish Airlines de capter des flux venant d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie centrale et de Russie, là où une simple ligne point-à-point aurait une portée commerciale plus limitée.
Une pénurie de Jet A-1 toujours présente
La décision de Turkish Airlines ne signifie pas que la crise de l’avitaillement est terminée. Un NOTAM publié le 30 juillet signalait encore l’indisponibilité du Jet A-1 à La Havane au moins jusqu’au 1er septembre. La situation avait pris une ampleur exceptionnelle en février. Les autorités cubaines avaient averti les compagnies et les équipages que le carburant aéronautique ne serait plus disponible dans neuf aéroports, dont La Havane, du 10 février au 11 mars.
Pour les liaisons long-courriers, l’absence de ravitaillement à destination ne se résume pas à une simple contrainte logistique. Elle oblige soit à emporter davantage de carburant au départ — au prix d’une charge marchande réduite ou de marges opérationnelles plus serrées — soit à programmer une escale technique sur le trajet retour. Cette dernière solution augmente le temps de voyage, les coûts de navigation et de manutention, tout en fragilisant la ponctualité.
La crise cubaine s’inscrit dans une dégradation plus large de l’approvisionnement énergétique de l’île, avec des tensions résultant de difficultés d’accès aux sources pétrolières vénézuéliennes et mexicaines, dans un contexte de pression américaine accrue sur les pays fournissant du pétrole à Cuba. Les pénuries de carburant se doublent de coupures électriques, de difficultés dans les transports terrestres et de tensions sur l’accès à l’eau, aux denrées alimentaires et aux médicaments.
Air France, Iberia et Air Europa : des choix divergents
La connectivité européenne de Cuba s’est fortement réduite en 2026. Air France avait d’abord tenté de préserver son Paris-CDG–La Havane avec une escale technique aux Bahamas au retour, avant d’annoncer la suspension de la ligne à partir du 29 mars, initialement jusqu’au 15 juin. La compagnie avait expliqué à l’AFP : « En raison de la pénurie de carburant sur l’île de Cuba et de son impact sur les activités économiques et touristiques, les vols de la compagnie entre Paris-Charles-de-Gaulle et La Havane seront temporairement suspendus. »
À ce stade, aucune reprise d’Air France vers Cuba n’est confirmée. Pour les voyageurs français, la relance de Turkish Airlines rouvre donc une option de correspondance via Istanbul, mais ne restaure pas une liaison directe entre la France et La Havane. Iberia, de son côté, a interrompu Madrid–La Havane en juin. La compagnie espagnole ne prévoit pas de retour avant juin 2027, selon les informations publiées le 19 août. Air Europa fait exception sur le marché espagnol : elle a maintenu ses trois fréquences hebdomadaires Madrid–La Havane, mais avec une escale technique pour le retour. Initialement effectuée à Saint-Domingue, celle-ci a été transférée à Punta Cana, en République dominicaine, à partir du 13 juin. La compagnie précise que cette escale est destinée au seul ravitaillement, faute de carburant disponible à José-Martí.
Ainsi, le retour de Turkish Airlines porterait à deux le nombre de compagnies européennes assurant encore une desserte régulière de La Havane, mais avec deux modèles d’exploitation différents : vol théoriquement sans escale dans le programme pour Turkish Airlines, arrêt technique hors de Cuba pour Air Europa.
Les compagnies américaines moins exposées
Les compagnies américaines ont globalement mieux résisté à la crise, moins parce qu’elles y échappaient que grâce à la faible distance séparant la Floride de Cuba. Delta Air Lines maintenait un aller-retour quotidien Miami–La Havane, Southwest une rotation quotidienne Tampa–La Havane, tandis qu’American Airlines poursuivait environ dix allers-retours quotidiens au départ de Miami. Le mécanisme est simple : ces vols régionaux peuvent emporter au départ de Floride le carburant nécessaire pour repartir de Cuba sans dépendre d’un plein à La Havane.
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