L’AUTOMNE RISQUE D’ÊTRE CHAUD
/image%2F1449569%2F20260919%2Fob_228f46_misere-colere.jpg)
L’automne risque d’être chaud. La colère grandit à mesure que les prix du carburant explosent. Le sentiment de déclin se renforce. Celui d’un État impuissant et défaillant aussi. Quoi qu’en dise le gouvernement, cette crise était tout à fait prévisible. Roland Lescure peut bien penser que « ce ne sont pas les manifestations qui permettront la réouverture du Détroit d’Ormuz », il n’arrivera pas à se défaire du rôle néfaste qu’ont joué les gouvernements auxquels il a participé.
Le même Roland Lescure disait, en mars dernier, que la France pouvait « espérer passer à travers [la crise] sans trop de dommages ». Par quel miracle ? Nous nous posions déjà la question. La France ne vit pas en autarcie. Celles et ceux qui promettaient aux Français que la guerre engagée par les États-Unis contre l’Iran était « loin » se sont lamentablement trompés. Car derrière la guerre, faut-il le rappeler, il y a toujours des intérêts.
Depuis 2022 déjà, les pays européens paient le prix (très) fort du Gaz naturel liquéfié américain, après s’être privés du gaz russe. La France a mieux résisté grâce à son parc nucléaire, quoiqu’elle reste contrainte par le marché européen de l’énergie. Résultat : l’Allemagne voit des pans entiers de son industrie s’éteindre ou déménager aux États-Unis ; avec les conséquences politiques que l’on a vues en Saxe-Anhalt.
Gaz, pétrole, diesel, aluminium, voies commerciales diverses et variées, tout se grippe. Pour tenter d’apaiser les choses – c’est peine perdue – le président de la République a convoqué en urgence les chefs de Parti. Au sortir de cette réunion, le Secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle Fabien Roussel a clairement indiqué qu’aucune réponse à la hauteur des enjeux n’avait été mise sur la table. Dans le même temps, Sébastien Lecornu annonce une nouvelle salve de coupes budgétaires pour l’année prochaine. Nul doute que les mobilisations qui se construisent, à commencer par celle du 15 septembre dernier, sauront changer la donne.
Liberté Actus
/image%2F1449569%2F20260919%2Fob_44d7c7_manifestation-cheminots-fumigenes.jpg)
Rentrée sociale : premières étincelles autour du carburant, le mouvement ouvrier doit unifier la colère !
Alors que la rentrée politique bat son plein, la colère sociale s’exprime de façon de plus en plus marquée en lien avec la hausse du prix du carburant. A quelques semaines de la présentation du budget austéritaire, et alors qu’une journée sectorielle aura lieu le 29 septembre, les directions du mouvement ouvrier doivent proposer un plan de bataille à la hauteur.
La rentrée est désormais lancée, avec au centre la présidentielle 2027. De l’extrême centre à l’extrême droite, les candidats avancent leurs réponses néolibérales et racistes pour faire payer la crise aux travailleurs. Mais ces derniers jours, la colère sociale est en train percuter ce calendrier.
Des foyers de colère qui se multiplient sur fond de hausse du carburant
Si les signaux de colère sociale par en bas se multiplient, elles trouvent un point de cristallisation particulièrement concret dans la flambée des prix du carburant : 2,34 euros le litre de gazole au 15 septembre et 2,15 euros le litre de SP95-E10, niveau historique qui dépasse le précédent pic de 2022. Pour les millions de travailleurs qui dépendent de leur voiture pour aller travailler, cette hausse vient directement amputer des salaires qui ne permettent déjà plus de vivre dignement. Cette réalité nourrit une colère qui dépasse d’ailleurs largement les secteurs déjà rompus à la lutte sociale.
« J’ai vraiment l’impression de payer une vraie taxe à la pompe. Je dépense 371€ par mois de gazole, j’ai l’impression d’être punie et de devoir payer pour travailler ». Sur Tik Tok, les appels au 17 octobre se multiplient, ravivant le spectre des gilets jaunes, en lien cette accumulation des hausses et du sentiment de ne plus pouvoir vivre de son travail : « J’ai jamais manifester mais je suis prêt a enfiler un gilet jaune : l’eau coûte cher, l’électricité coûte cher, la nourriture coûte cher, l’essence se rajoute. Pour 1 euros 40 on avait manifesté, et on nous a rajouté 1 euro »
LIRE LA SUITE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.revolutionpermanente.fr%2FIMG%2Flogo%2Fwhatsapp_image_2025-07-25_at_20_27_06.jpg%3F1789582950)