À CUBA, un « génocide silencieux » ?
/image%2F1449569%2F20261030%2Fob_df7940_cuba-malecon-la-havane.jpg)
Par Maurice LEMOINE
Un génocide, un génocide silencieux, un génocide qui ne dit pas son nom… Près de neuf millions de femmes, d’hommes et d’enfants cubains subissent un génocide au ralenti. Certes, on n’ignore pas ici combien il faut être vigilant sur l’emploi de ce terme – « génocide » – parfaitement défini dans le droit international, mais que certains osent encore contester contre toute évidence pour le peuple palestinien [1]. On le reprendra sciemment après que les députés démocrates nord-américains Mark Pocan (Wisconsin), Teresa Leger Fernandez (Nouveau-Mexique), Maxime Dexter (Oregon) et Delia Ramirez (Illinois), de retour d’un séjour à Cuba effectué du 9 au 13 juillet 2026, l’aient choisi pour qualifier le blocus imposé à l’île par leur pays [2].
Auparavant, le Tribunal international contre le blocus de Cuba, qui s’est tenu au Parlement européen en 2023, dans sa sentence du 17 novembre, concluait déjà que ce blocus, infligé intentionnellement à un peuple entier, pouvait être assimilé à un génocide [3].
Faut-il retracer l’histoire de ce blocus ininterrompu, annoncé par Washington dès 1960 dans le but proclamé d’affaiblir l’économie cubaine pour provoquer « famine, désespoir et renversement du gouvernement », blocus régulièrement renforcé par des mesures comme les lois Torricelli (1992) et Helms Burton (1996), tout en menant une guerre médiatique totale contre Cuba ?
Alors que, depuis des lustres, le gouvernement des États Unis punissait banques et entreprises de toutes nationalités opérant avec Cuba, il a, depuis près d’une année, intensifié le blocus économique, commercial et financier en l’étendant à un embargo énergétique qui vise toujours à provoquer un changement de régime. Le 29 janvier 2026, Donald Trump signait un décret imposant des droits de douane aux pays qui vendraient du pétrole à Cuba – rebaptisée « menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis » ! Aucun pays n’a osé l’enfreindre, par peur des représailles [4]. « Depuis janvier 2026, la situation est devenue plus cruelle et dangereuse, avec l’instauration d’un blocus énergétique qui, par l’intimidation et la coercition, interdit à tous les pays d’exporter du carburant vers Cuba, ce qui équivaut à un blocus naval qualifié en droit international d’acte de guerre », explique avec raison le gouvernement cubain.
LIRE LA SUITE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.legrandsoir.info%2FIMG%2Flogo%2F41811_havana.webp)