Industrie : assez de larmes de crocodile !
Sarkozy redécouvre l’importance de l’industrie, des usines et des « gars ». A Mittal Gandrange il déclare » Un pays qui n’a plus d’usines est un pays qui n’a plus d’économie ». Il s’engage à sauver le site sidérurgique. A l’usine Alstom de la Rochelle, là ou l’automotrice à grande vitesse (AGV) est fabriquée il déclare « Les usines et les gars c’est mon truc ».
S’agissant de Mittal Gandrange la ministre de l’économie et des finances a mis les choses au point » l’état ne peut forcer un industriel à investir, et il ne va pas subventionner Mittal qui annonce un plan de restructuration ».
Qui est responsable de la désindustrialisation du pays génératrice de chômage de masse ? Ce n’est pas un effet de la mondialisation, comme on veut le faire croire aux français, mais plutôt des choix politiques des gouvernements, de droite et de gauche, qui se sont succédés depuis 25 ans. Tous ont apporté leur contribution à la destruction de la sidérurgie, de la construction navale, de l’industrie de la machine outil, du textile, de l’informatique. Tous ont sacrifié la recherche développement. Le secteur tertiaire a été privilégié au détriment de l’industrie présentée comme ringarde. A la différence de l’Allemagne, les banques et compagnies d’assurance ne se sont pas investies pour sauvegarder, et développer, l’industrie. Aujourd’hui les fonds étrangers de plus en plus gourmands et agressifs, rachètent la « Maison France ». Ils contrôlent pas loin de la majorité du capital des grandes sociétés industrielles et financières. Tout commence au milieu des années 80 quand sous l’impulsion des gouvernements socialistes, la France se convertit aux privatisations, à la vente « des bijoux de famille ». Les actionnaires exigent des taux de rentabilité formidable, et la rigueur salariale. Ce sont les « licenciements boursiers » dans des entreprises pourtant profitables. En 12 ans, notamment avec Jospin premier ministre, la proportion du CAC 40 détenus par les fonds étrangers a grimpé de 27 points (*). Les 10 années suivantes, ils prendront encore 10 points. Au premier semestre 2007, 783 entreprises avaient été rachetées par des fonds étrangers pour un montant record de 6,4 milliards d’euros, une progression de 56% sur le premier semestre 2006.
Sarkozy ministre du budget en 1993, de l’économie et des finances en 2003/2004 a piloté cette politique. L’emploi, y compris les services, est tributaire de la production. Une grande politique industrielle signifie, la volonté, et la mobilisation de tous les moyens, en particulier financiers. Les banques, les compagnies d’assurance doivent être mises au service de cette politique, y compris au moyen de la nationalisation. Tout les reste n’est que bavardage.
source : « combat communiste »


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