En prison la mafia du MEDEF !
Le scandale de l’UIMM (1) a déclenché la panique au MEDEF et dans les instances dépendant du paritarisme, patronat syndicats. Le consensus des élites politico syndicales est recherché afin de poser au plus vite le couvercle sur le scandale qui jette le discrédit sur le grand patronat. Le système capitaliste est aussi secoué. Il y a la crise des « subprimes » aux États-unis, les paradis fiscaux en Europe, ils illustrent son caractère intrinsèquement pervers.
Depuis le temps que dure ce scandale qui peut croire que la présidente du MEDEF ignorait le trafic ? Qui peut croire que les pouvoirs publics n’étaient pas au courant des pratiques mises en œuvre par la mafia de l’UIMM ? Ils le toléraient, ainsi Sarkozy avait été informé en 2004 lorsqu’il était ministre de l’économie, il ne broncha pas. Depuis que le scandale est connu, la ministre de la justice, qui se veut si ferme envers crimes et délits, n’a rien fait pour empêcher que cette bande organisée impose l’omerta autour de son parrain DGS (2). La mafia du MEDEF trafiquait de l’argent sale, selon leurs propres termes, pour corrompre, payer » la fluidité des relations sociales » Cette bande collectait des fonds secrets d’une double comptabilité des entreprises, et disposait d’une caisse noire de 600 millions d’euros, certains parlent d’un milliard. Des salaires en liquide sans cotisations sociales, des valises de 26à 32kg d’argent liquide se baladaient pour financer une « caisse antigrève »
Aujourd’hui cette mafia fait entrave à la justice en se liguant préventivement contre ses enquêtes, en se prémunissant financièrement contre ses verdicts. Pour moins que cela n’importe quelle bande de ce type serait sous les verrous. Bien des choses ont changé dans la vie sociale mais la mentalité du patronat quant au fond n’a guère évolué. Faute d’avoir la possibilité de sévir avec la brutalité de naguère, il a perfectionné ses méthodes pour défendre ses intérêts. Répression, corruption, délation, provocation, intimidation, calomnie font partie de l’arsenal des truands du patronat. Étrange est l’attitude des états major syndicaux. Au lieu d’exiger des preuves, d’attaquer DSG en diffamation, il accuse tous les syndicats de corruption, c’est le silence radio. Rien n’a été dit, notamment par la direction confédérale de la CGT, sur le fond de l’affaire, les sommes énormes détournées dans des buts occultes. Pourquoi avoir continuer de siéger dans des organismes paritaires présidés par des mafieux ? Il faut s’appeler Rocard pour lancer un appel (3) à se retrouver « Tous derrière Laurence Parisot » L’ancien secrétaire général du PSU de 1968 est vraiment passer du col Mao au rotary club.
Les défenseurs du système capitaliste subissent échec sur échec. Après la chute du mur de Berlin, selon certains, l’histoire était écrite, le capitalisme triomphait. Mondialisé, éclairé, régulé, il devait amener dans le monde le bonheur pour tous. Le système économique, politique, social engendré par le capitalisme mondialisé est incapable de régler aucun des problèmes qui se posent dans le monde et dans notre pays. De graves tensions, et des guerres se propagent sur la planète, « il porte bien en lui la guerre comme la nuée l’orage » (4). Le fossé se creuse de plus en plus entre quelques centaines de milliers de super riches et des milliards d’hommes de femmes et d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté. Dans les pays développés comme la France la grande pauvreté frappe des millions de personne. Le monde du travail et de la création, qui créent les richesses, auquel Sarkozy avait promis » l’amélioration du pouvoir d’achat » voit chaque jour sa situation se dégrader. Cette situation génère un vif ressentiment contre la dictature des actionnaires, contre le grand patronat qui accumule des fortunes, reçoit des parachutes dorés même quand il échoue. » (5). La loi barbare dictée par les capitaux s’étale au grand jour »
Tant au plan international que dans chaque pays la lutte des classes existe et s’accentue. L’objectif que le mouvement ouvrier doit s’assigner n’est pas de dépasser le capitalisme, de l’humaniser, de lui donner une forte éthique, il est de le combattre sans compromission. Lorsque à droite des hommes politiques tirent le signal d’alarme en écrivant : « ça va mal finir »(6) n’est il pas temps de passer à l’offensive avec l’objectif de combattre le système au cœur ? La bataille pour l’augmentation des salaires et des retraites c’est l’exigence de la juste rémunération de la force de travail par un salaire décent permettant de disposer de moyens suffisants pour vivre se loger, se vêtir, se cultiver, élever ses enfants, assurer le financement de la protection sociale. Entre 1983 et 2006 150 milliards d’euros ont été transférés du travail vers le capital. Depuis 1998 les actionnaires ont imposé leur dictature, les émoluments des PDG des grandes entreprises ont grimpé de 215%. Mettre fin à cette situation, à l’argent fou, à la spéculation financière qui tiennent lieu de règle c’est à ce niveau que se situe le combat politique et social. Cette bataille pour les salaires et les retraites représente aujourd’hui la base potentielle d’un très large mouvement populaire et intergénérationnel. La priorité est l’union , l’action à la base dans les entreprises , les administrations, les centres de recherches, là ou les salariés subissent les bas salaires, l’exploitation, le mépris. L’expérience politique présente et passée appelle à la réflexion, à l’éveil des consciences. L’émancipation des travailleurs ne peut être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes


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