Des communistes contre la crise financière
Derrière la crise financière, la récession,
la montée brutale du chômage, la baisse des salaires réels,
la crise structurelle du capitalisme !
Non à l'union nationale derrière Sarko-Fillon derrière les parasites du capital financier et leurs commis de l'Elysée, du MEDEF et de l'Union Européenne !
Ainsi donc, les Bush, Barroso (président de la commission européenne), Strauss-Kahn (directeur « socialiste » du FMI), Parisot, Sarkozy, qui n'ont jamais un centime pour augmenter les salaires et qui ne cessent de « dégraisser » les retraites, les remboursements maladie et les services publics, viennent de trouver d'un coup des centaines de milliards de dollars et d'euros pour renflouer sans contrepartie (les banques ne diminueront pas d'un kopeck la soi-disant « dette de la France ») les spéculateurs irresponsables des sacro-saints « marchés financiers » !
Pour dorer la pilule, les hommes du grand capital, Sarko-Fillon en tête, ont le culot d'en appeler à « l'union sacrée », comme en 14, entre les capitalistes et leurs éternelles victimes, les travailleurs salariés et les « couches moyennes » de plus en plus précarisés....
Le PRCF appelle à refuser catégoriquement ce marché de dupes, néfaste pour la classe ouvrière, pour la France, pour l'emploi, -en chute libre-, et pour son économie.
D'abord il faut voir clair dans la crise financière : celle-ci n'est pas principalement due aux malversations de quelques boursicoteurs. Elle est d'abord l'effet direct des politiques néo-libérales qui ont dérégulé la finance depuis les années 80, sous le règne des ministres de l'UMPS, de Bérégovoy à Fabius en passant par Sarko-Lagarde. Ainsi, l'amnésique professionnel qui pérore à l'Elysée se proposait-il encore, il y a peu, d'autoriser en France les prêts hypothécaires à l'américaine pour les petites gens !
Mais surtout, derrière la crise financière, il y a la crise structurelle du capitalisme dont les marxistes ont analysé l'aiguisement continu ces dernières années (il est mensonger de dire que « personne » n'a vu venir la crise, la collection d'Initiative communiste montre le contraire !).
Il faut également démentir sans relâche la fausse opposition du « libéralisme » et de la « régulation étatique ». Il y a belle lurette que le libéralisme du 19ème siècle est mort et enterré. Depuis longtemps fonctionne le capitalisme monopoliste d'Etat, -aujourd'hui à l'échelle des Empires continentaux et non plus des Etats-nations-
En outre, loin de « sauver la France », ce financement étatique du grand capital (que Sarkozy, cautionné par Royal, Delanoé et Dominique Strauss Khan a le front de présenter comme une position de gauche), enchaînera davantage notre pays à l'Union Européenne et à son désastreux euro ; ce « plus d'Europe » va se traduire par une perte accrue de souveraineté budgétaire pour notre pays, avec un risque de déclin difficilement réversible de la production nationale ; au contraire, à l'heure où des licenciements massifs sont annoncés chez Airbus, Renault, etc., la France a besoin d'une grande politique industrielle nationale et démocratique, conduite sous l'égide d'un fort secteur public et nationalisé, sous le contrôle des salariés, assorti d'un contrôle strict du commerce extérieur fondé sur la coopération à égalité, et non sur le libre-échangisme destructeur.
Face à cet énorme gâchis, qui peut rapidement semer la ruine dans notre pays et dans le monde entier, le PRCF appelle les progressistes et les travailleurs à revendiquer haut et fort dans les luttes :
-la nationalisation des banques, du crédit et des assurances sans indemnisation des grands actionnaires voleurs ; annulation par les banques de la « dette publique de la France » ; contrôle des flux internationaux de capitaux ; a taxation des revenus financiers des grands actionnaires ; la nationalisation des secteurs clés de l'économie, avec un plan démocratique de ré-industrialisation du pays ;
-la relance budgétaire de l'Education nationale, de la Recherche publique et de l'Université ; le relèvement substantiel des petits et des moyens salaires (pensions, indemnités chômage, bourses d'étude...) en taxant les mastodontes du CAC 40, l'annulation des déremboursements de soins médicaux et des autres contre-réformes euro-libérales de « Sarko-MEDEF » (privatisation de la poste et d'EDF, etc.) ;
-la remise en place d'un livret A garanti par l'Etat et exclusivement délivré par la Poste, de nouveau associée étroitement aux Caisses d'épargne « déprivatisées »; à mettre en accusation l'Union Européenne du grand capital, qu'il est impossible de « réorienter de manière progressiste » comme le prétendent les menteurs qui dirigent le PS, le PCF et nombre de groupes trotskistes ; pour s'en sortir, la France doit en sortir, se reconstruire et engager de nouvelles coopérations internationales sur des bases progressistes !
-à mettre à l'index le système capitaliste dans son ensemble : au-delà des « abus » de la finance, il faut en finir avec cet abus en soi que constitue le système capitaliste fondé sur l'exploitation du travail par le capital ; seul le socialisme, avec la socialisation des moyens de production et d'échange et le pouvoir politique du peuple travailleur, permettra de mettre l'économie et la recherche scientifique au service de tous.
Par ailleurs, le PRCF invite les organisations et les militants communistes qui veulent battre la direction « socialo-dépendante » du PCF pour rendre à la France un vrai parti communiste, à se réunir sans exclusive au plus vite, non seulement pour interpeller ensemble les communistes à l'occasion du prochain congrès du PCF, mais pour intervenir ensemble à la porte des entreprises et des facs pour appeler les travailleurs et la jeunesse à la résistance et à l'offensive anticapitaliste.
C'est dans les luttes, et non par des exclusions, des conciliabules et des manœuvres d'appareil, renaîtra en France un grand parti communiste de combat dont notre peuple a un besoin vital et urgent.
Les vrais communistes ont aussi un rôle à jouer dans la renaissance du syndicalisme de classe, nécessaire pour contrer les directions syndicales « sarkolaboratrices » et promouvoir le « tous ensemble et en même temps » à partir de chaque lutte sectorielle.
Avec la crise ouverte du capitalisme et la récession massive qui menace, avec la montée en flèche du chômage et des licenciements, avec la casse des services publics, des indépendances nationales et des acquis sociaux, les grands affrontements de classe entre travail et grand capital redeviennent inévitables. Si nous, les travailleurs, n'osons pas reprendre l'initiative dans cet affrontement en reconstruisant de vrai partis communistes, le talon de fer du capital nous écrasera tous, avec sa misère de masse, sa fascisation des institutions et ses guerres impérialistes.
Par conséquent, union sans exclusive de tous les vrais communistes !
Union dans la lutte de tous les syndicalistes de classe !
Front commun des républicains pour sortir notre pays de cette UE ,
pour une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle !
source: "pôle de rennaissance communiste en France"


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