Crise financière: essayons de comprendre… Même si ce n’est pas facile !
On a connu des périodes où cette logique là permettait d'assurer le développement d'un pays. En France par exemple le capitalisme a succédé de manière brutale à la féodalité et a permis d'affronter les problèmes auxquels la nation était confrontée.
Cette recherche du profit s'est toujours faite au détriment du prolétariat, celui qui n'a que sa force de travail à échanger contre un salaire. Il lui a fallu s'investir sans cesse dans un combat inéluctable qui prend racine dans le principe même du capitalisme. Celui-ci a cherché à exploiter tout ce qui pouvait l'être et s'est exporté dès sa naissance sur toute la planète, mettant sous sa coupe, par le biais du colonialisme, les peuples qui n'étaient pas en mesure de s'y opposer.
Le capitalisme a eu dans son histoire à résoudre des crises graves et il a eu quelquefois recours à la guerre pour le faire. La guerre présente cet avantage de permettre aux industries de l'armement de tourner à plein rendement et d'assurer des revenus souvent fabuleux à leurs actionnaires. Elle permet aussi de faire taire la contestation sociale et quand elle est finie elle relance, via les reconstructions nécessaires, l'économie et... les bénéfices des entreprises.
L'accumulation du capital exige des profits toujours plus grands et des réponses nouvelles pour les obtenir. Si l'expansion du capitalisme s'est accompagnée d'infrastructures collectives considérables aujourd'hui son développement est un frein à celles-ci. Ainsi s'expliquent les attaques contre les services publics qui sont à présent patentes pour tous, La Poste en étant une illustration éloquente.
Dans la recherche du profit les banques prennent des risques. Ainsi aux USA elles ont accordé des prêts hypothécaires importants aux habitants désireux d'acheter leurs maisons. Et comme le pouvoir d'achat des salariés a été battu en brèche par la logique du profit le plus grand dans le temps le plus bref, des difficultés sont apparues pour le remboursement de ces prêts. Ceux-ci n'étaient en rien garantis par la valeur du foncier qui était censée leur correspondre. C'est le mécanisme des subprimes. Le manque à gagner espéré par les banques prêteuses a entraîné la suite, la crise financière qui se traduit par un manque de confiance, la baisse des cours, les faillites... L'individu Lambda peut ne pas se sentir concerné par le phénomène sauf que les solutions qui sont proposées se traduisent par la contribution des... contribuables ! On remarquera au passage que les tenants de la concurrence libre et non faussée font ici appel à l'Etat ! Eh oui l'Etat providence est condamnable pour les autres, pas pour eux !
C'est bien lui qu'il faut changer et substituer à sa logique celle de la satisfaction des besoins des hommes.
source : « pcf béziers »


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