En finir avec le statut d’intouchable d’Israël. Il n’est pas au-dessus des lois internationales
Le quartet pour le proche orient (Etats-Unis, Russie, ONU, Union Européenne) est sensé faire appliquer les décisions internationales permettant la création d'un état palestinien, et donc d'instaurer une paix durable dans la région. Son président Tony Blair a déclaré que la situation à Gaza " c'est l'enfer ". Mais pourquoi cette descente aux enfers pour les palestiniens de Gaza ? Parce que le quartet, comme le secrétaire général de l'ONU, les dirigeants de l'UE, les chefs d'états des pays Arabes, les dirigeants syndicaux européens, ferment les yeux sur les crimes de guerre de l'état d'Israël. Tous ont décidé, une fois pour toute, que cet état était intouchable en raison du passé, de l'extermination des juifs d'Europe par les nazis.
Il serait temps de revisiter 1948. A l'époque l'ONU décida la création de deux états, un israélien un palestinien. Aujourd'hui Israël existe et occupe près de 90% de la Palestine historique. Les palestiniens n'ont toujours pas d'état. Depuis des décennies pour eux ce ne fut qu'une suite d'interventions militaires avec leurs cortèges de destructions, de massacres d'innocents, d'emprisonnements de résistants qui courent sur plusieurs vies. Israël a morcelé la Palestine, instauré des bantoustans à la sud africaine, construit le mur de la honte, fait de Gaza un ghetto. Les conférences, négociations, résolutions, les poignées de main n'ont pas manqué, mais cette politique n'a rien apporté au peuple palestinien.
En 2007 à Annapolis, Bush avait promis un état palestinien fin 2008, or c'est la guerre qui frappe une nouvelle fois Gaza. Le 4 novembre les Etats-Unis, parrains d'Israël, ont soutenu l'opération militaire Israélienne qui a rompu la trêve conclue avec le Hamas le 19juin 2008 et qui était globalement respectée. Pourtant avant que ne s'effondre la trêve Israël n'autorisait pas la libre circulation des biens à l'entrée ou au sortir de la bande de Gaza. Le blocus qui frappait les produits de première nécessité, de même que l'embargo établi par les Etats-Unis et L'union européenne n'avait pas été levé. Alors que les dirigeants israéliens annonçaient ouvertement leur intervention militaire, la prétendue communauté internationale a gardé le silence. Une fois encore le quartet, comme l'ONU et l'UE ont laissé agir Israël en toute impunité, malgré ses violations systématiques du droit international. Maintenant ils ne proposent pas non plus une résolution contraignante pour mettre un terme aux massacres commis à Gaza qui sont autant de crimes de guerre. Il ne s'agit pas d'obtenir simplement l'arrêt des violences, il faut obtenir un retrait complet d'Israël des territoires conquis pendant la guerre de 1967. Des résolutions de l'ONU existent, elles doivent être appliquées. La France qui préside actuellement le conseil de sécurité dispose de moyens concrets pour faire respecter les résolutions de l'ONU votées depuis 1948, et le droit international. Ceci suppose la rupture avec l'allégeance qui lie notre pays à Israël et aux Etats-Unis. Il en est de même au sein de l'UE ou Israël, partenaire privilégié, vient de voir son statut particulier encore rehaussé. En Europe les voix ne devraient pas manquer, en particulier du coté syndical, pour porter l'exigence de remise en cause du statut particulier d'Israël(*). S'agissant des gouvernements des pays Arabes, ils gardent précieusement les délégations israéliennes chez eux, ils pourraient s'inspirer du Venezuela qui a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec un gouvernement criminel qui pratique le terrorisme d'état.
Pour justifier leurs guerres les Américains et les Israéliens réunis prétendent qu'elles sont nécessaires pour assurer l'avenir d'Israël. S'il en est ainsi c'est que leur politique et leurs méthodes ne sont pas les bonnes. Il faut donc en changer sinon une situation encore négociable se transformera en une situation explosive ingérable car, par tous les moyens, le peuple Palestinien a le droit de résister à l'occupant, ceci est inscrit dans la déclaration de l'ONU de 1948
(*)John Monks secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats ne condamne pas le terrorisme d'état d'Israël, il déclare que les bombardements encouragent les extrémistes en Palestine
source: "combat communiste 94"


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