Après Chypre, à qui le tour ?
Dans les principales places boursières du monde, les échanges financiers spéculatifs sont plus de cent fois supérieurs aux échanges commerciaux réels, ce qui représente plusieurs fois l’équivalent du produit intérieur brut (PIB) de la France ( 1.700 milliards d’euros) qui ne sont pas investis dans la production !
Ces dizaines de milliards d’euros et d’autres monnaies alimentent en permanence une énorme bulle financière qui grossit et craque périodiquement à l’échelle mondiale comme on l’a vu en 2008 à partir des USA. Entre temps des crises locales éclatent dans les lieux les plus exposés.
C’est le cas de Chypre aujourd’hui où le secteur bancaire avait grossi énormément en quelques années jusqu’à représenter 7 fois le PIB national. Les banques européennes de 7 pays ont déposé à elles seules plus de 30 milliards à Chypre ce qui est peu par rapport aux dépôts faits par les banques russes. Chypre n’est pas un cas isolé: à Malte le secteur bancaire représente 8 fois le PIB national de ce pays, le secteur bancaire du Luxembourg… 24 fois son PIB! C’est aussi le cas dans plusieurs autres endroits car la bulle financière capitaliste mondiale plane sur le monde entier. Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur nie ces risques qui menacent le Luxembourg et d’autres pays. « Il n’y a pas de situation de même nature que celle de Chypre » a-t-il déclaré. La place du Luxembourg est actuellement plus sûre que celle de Nicosie mais la question se posera un jour ou l’autre dans ce pays…
Des capitaux énormes ne sont pas investis dans la production car ils car ils ne produisent pas assez de profits. Des possibilités gigantesques de développement économique, scientifique, culturel sont bloquées comme par exemple en France. Quelle réponse cinglante à ceux, de l’UMP, au PS et ses alliés en passant par le FN qui osent affirmer que le système capitaliste est la seule réponse positive aux grands problèmes de notre temps !
On peut vérifier ici l’actualité de l’analyse Marx et Engels qui démontraient, il y a 160 ans, que l’augmentation du taux de profit est la seule obsession du capitalisme et que c’est le peuple qui paie. Marx appelait à la lutte sociale et à la lutte politique pour la seule perspective qui vaille aujourd’hui comme hier : la lutte du peuple pour abolir ce capitalisme qui n’est nullement la fin de l’histoire et construire une autre société socialiste


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