Après la manifestation antifasciste du 10 avril à Lyon
La JCML69 se félicite de la réussite de la manifestation antifasciste qui a réuni plus de 2000 personnes samedi 10 Avril à Lyon.
Bien que la majorité du cortège soit formé de militants, notre activité militante nous a permis de nous apercevoir quel soutien de masse cette initiative a obtenu parmi les classes populaires, immigrées ou non.
"Enfin, il était temps", comme le disait un enfant sur un étal de marché à Vienne, samedi matin, et cela résumait bien l'avis majoritaire. Si, cantonnées dans leurs quartiers, les classes populaires tiennent leur terrain et ne subissent pas d'agression racistes, la population issue de l'immigration est quotidiennement sous le feu des campagnes racistes menées par le gouvernement et les médias. De même, comme nous le racontaient des jeunes à la Guillotière, certains quartiers de Lyon leurs sont interdits : sur les quais de Saone, un soir, ils ont été agressés par les fascistes qui ont jeté à l'eau leurs scooters et attaché un de leurs amis avant de le balancer lui aussi dans la Saône. Il n'a du son salut qu'à ses amis qui ont plongé pour le repêcher.
En outre, en de nombreux lieux se confrontent classes populaires taxées d'être "de mauvais français", de la "racaille" ou de "sales bougnoules" et les fascistes. C'est le cas des lycées. A Brossolette, au Lycée Technique Galilée de Vienne, nous avons eu à nous frotter directement à des jeunes gagnés à la réaction voire à des fascistes. De même, les lycées givordins de Aragon et Picasso ont conscience de la montée des idéologies réactionnaires et du danger qu'elles représentent pour eux. A Galilée, c'est être fasciste, taguer des croix gammées et écouter légion 88 qui est en train de devenir la norme.
Norme ne signifie pas majorité et l'organisation et la conscientisation des lycéens progressistes contre les fascistes permettra de regagner le terrain et de repousser la prégnance des idéologies réactionnaires au service des capitalistes sur la jeunesse. Il existe chez ces lycéens une véritable demande de perspectives et d'organisation, il existe déjà une activité antifasciste, par exemple chez ces jeunes qui dans les bals populaires se battent contre les fascistes.
L'activité militante autour de cette manifestation a permis de porter le débat au sein de masses : dans les lycées, dans les usines, les clubs de football.
La JCML69 pense que cette manifestation représente une victoire tactique contre les forces fascistes organisées, qu'elle démontre notre supériorité à nous, militants progressistes, mais qu'elle n'est qu'une partie du combat. La JCML69 estime que nous sommes en période de défensive contre la bourgeoisie, et les fascistes sont des outils de terreur contre les masses au service des capitalistes.
La réussite de cette manifestation, c'est la réussite du travail de masse réalisé par les signataires, c'est une victoire de l'organisation (Service d'Ordre, cortèges militants fournis), c'est la réussite de l'unité des forces anticapitalistes contre les fascistes lyonnais.
La JCML69 continuera à mener le combat contre les fascistes et leur influence sur les masses. Ils sont le produit d'un système pourrissant, qui a fait son temps et tente de se maintenir par tous les moyens. Nous représentons nous l'avenir, qui est porté par le prolétariat. L'avenir, c'est la révolution, la destruction de l'état bourgeois et la construction d'un système économique et politique, le socialisme, dont le but est de répondre aux besoins sans cesse croissants des peuples et de résoudre les contradictions en son sein, jusqu'à l'avénement d'une société sans classe, communiste.
Le 11 avril 2010
Les jeunes communistes ML du Rhône


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