Après le 36ème congrès du PCF: Réflexion d’un militant de base
Réflexion d’un militant de base qui ne cherche rien d’autre que de voir ceux qui ont lutté ensemble contre l’ennemi commun : le capital, retrouver assez de bon sens pour en revenir à l’essentiel.
Quand j’entends certains parler de la création d’un nouveau parti communiste tout en étant disséminés dans diverses organisations également communistes, je me pose la question : est-on plus efficace dans une de ces organisations plus ou moins confidentielles, ou à l’intérieur du PCF pour faire bouger les choses ?
Le PCF existe avec ces imperfections, ses défauts et ses qualités et il n’est, en tout état de cause, que ce qu’en font les adhérents. A quoi servirait un nouveau parti quand il suffirait que ceux qui râlent dehors rejoignent les cellules pour les animer et les réorienter ? L’union fait la force, non ?
Trop de camarades à la base ne bougent pas et se contentent de suivre ce qui vient d’en haut. Ils sont pourtant, je peux en témoigner, profondément attachés à ce parti, son histoire, ses symboles, et ne veulent surtout pas le voir disparaître dans le Front de Gauche.
Rien n’est simple, le mouvement communiste est traversé par des courants dont les points de fracture sont divers et variés. De la référence au marxisme, au léninisme, à l’héritage, en passant par l’Europe, l’Euro, le Front de gauche, le Parti de la Gauche Européenne, etc …, autant de points, autant de désaccords, et pas seulement entre les adhérents ou non, mais aussi dans le parti (voir les 4 textes du congrès), ainsi que dans chacune des organisations crées par des ex-membres.
Et ce ne serait rien si ne venaient s’y greffer les ambitions personnelles de bon nombre de ceux qui sont à l’origine de la création de tel ou tel groupe dont on cherche souvent en vain ce qui les empêche de fusionner, s’il n’étaient guidés que par l’intérêt de la classe ouvrière …
Il me semble donc hautement illusoire d’espérer unir le peuple sur un objectif commun quand ceux qui se prétendent animés du même objectif : la création d’une société sans classes, c'est-à-dire le communisme, s’entredéchirent continuellement et sont incapables de s’entendre, pire de s’écouter. Encore moins de créer un nouveau parti quand aucune de ces organisations, qui avaient déjà pour ambition plus ou moins avouée de remplacer le parti actuel, n’a soulevé un enthousiasme suffisant pour entraîner une adhésion massive.
Serge des bois


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